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02/11/2016 20:14 EDT | Actualisé 03/11/2017 01:12 EDT

Chine: le président Xi dénonce les "complots" au Parti communiste

Le président chinois Xi Jinping a dénoncé des "complots" au sein du Parti communiste au pouvoir, fustigeant corruption et fraudes électorales ébranlant le pouvoir, et a appelé à un contrôle idéologique resserré sur ses membres.

La position ferme du N°1 chinois fait suite à une réunion la semaine dernière de plusieurs centaines de hauts dirigeants communistes, qui ont conféré à M. Xi un "rôle central" dans la direction chinoise et appelé à réformer "les normes de la vie politique".

Depuis l'arrivée à sa tête de Xi Jinping fin 2012, le Parti communiste chinois (PCC) mène une lutte sans merci contre la corruption, endémique parmi les élites.

Le Quotidien du Peuple, journal officiel du PCC, a publié jeudi dans sa version papier deux documents détaillant les décisions de la réunion, accompagnés d'un commentaire de M. Xi.

"Une poignée de hauts dirigeants du Parti, dépassés par leur ambition, assoiffés de pouvoir, ont feint d'observer la ligne officielle, ont formé des cliques pour leurs intérêts personnels (...) et fomenté des complots politiques", a dénoncé le N°1 chinois.

"Le népotisme et la fraude électorale n'ont pu être stoppés", a-t-il encore écrit, ajoutant que "les abus de pouvoir, la corruption, tout comme les violations de la loi et de la discipline se sont multipliées".

En septembre, un massif scandale d'achat de votes impliquant des députés avait éclaté dans la province du Liaoning (nord-est).

La campagne anticorruption initiée par Xi a déjà puni plus d'un million de membres du PCC. Parmi eux, ceux que le N°1 chinois appelle les "mouches" (les petits cadres) et les "tigres" (les hauts dirigeants), comme l'ex-chef tout-puissant de la sécurité Zhou Yongkang ou des généraux de l'armée, aujourd'hui emprisonnés.

Les nouvelles règles annoncées dans le Quotidien du Peuple semblent accroître les restrictions imposées aux cadres communistes, déjà sévèrement renforcées sous Xi.

"Aucun membre du Parti ne doit faire ou diffuser de déclaration allant à l'encontre de la théorie, de la voie, des principes, des politiques et des décisions du Parti", insistent les documents publiés jeudi.

Ces directives n'imposent cependant aucune déclaration de patrimoine aux dirigeants communistes et ne suggèrent aucune supervision indépendante du PCC.

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