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03/11/2016 11:13 EDT | Actualisé 04/11/2017 01:12 EDT

Cap-Vert: le soldat meurtrier de 11 personnes condamné à 35 ans de prison

Un jeune soldat cap-verdien a été reconnu coupable de l'assassinat en avril de onze personnes, huit militaires et trois civils, dont deux Espagnols, et condamné à 35 ans de prison, a annoncé jeudi le tribunal militaire.

Antonio Silva Ribeiro, 23 ans, s'est vu infliger la peine maximale, soit 35 ans de prison, conformément aux réquisitions du procureur militaire, ainsi que des dommages et intérêts de 11 millions d'escudos (environ 100.000 euros) aux familles des victimes et une radiation de l'armée.

Il a également été condamné pour vol aggravé, utilisation illégale d'armes et abandon de poste de garde.

Le 25 avril, alors qu'il était stationné dans un centre de télécommunications gardé par l'armée à Monte Tchota, au nord de Praia, la capitale, le soldat a tué par balles onze personnes: huit militaires et trois civils, dont deux techniciens espagnols. En fuite, il avait été arrêté le 27 avril à Praia.

Selon la juge Ana Reis, "le rapport psychiatrique a révélé que le comportement de l'auteur du massacre se caractérisait par des tendances psychopathes et ajoute qu'il a commis ses crimes en toute conscience".

L'accusé, resté silencieux pendant les débats la semaine dernière et au cours de la lecture du verdict, a présenté jeudi ses excuses à la nation et aux proches des victimes.

Il dispose de cinq jours pour faire appel.

Lors des interrogatoires, Antonio Silva Ribeiro a expliqué que la veille du drame, il s'était bagarré avec un camarade sur le point de savoir qui prendrait le premier tour de garde. Visé ensuite par les moqueries des autres militaires, il était entré dans une violente colère, menaçant de tuer tout le monde.

Selon sa déposition, il a tué ses camarades dans leur sommeil pendant la nuit, puis les trois civils dans la matinée lorsqu'ils sont venus travailler au centre de télécommunications, prenant ensuite leur voiture pour s'enfuir.

Ce massacre s'était notamment soldé par la démission du chef d'état-major, le général Alberto Fernandes, remplacé le 3 juin par le général Anildo Morais.

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