NOUVELLES
31/10/2016 06:39 EDT | Actualisé 31/10/2016 06:51 EDT

SONDAGE - 65% des Québécois s'opposent à l'exploitation des hydrocarbures au Québec

ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Nov. 6, 2013, file photo, a Whiting Petroleum Co. pump jack pulls crude oil from the Bakken region of the Northern Plains near Bainville, Mont. Oil’s rapid decline in the second half of the year has pushed gas to below $3 a gallon in the U.S., the lowest price in nearly five years, and has also cut the price of other fuels. (AP Photo/Matthew Brown, File)

QUÉBEC – Près des deux tiers des Québécois s’opposent à l’exploitation du gaz et du pétrole contenu dans le sous-sol québécois.

C’est ce que révèle un sondage SOM, commandé par le regroupement Front commun pour la transition énergétique, mené auprès de 1 200 adultes québécois du 6 au 17 octobre 2016.

Le coup de sonde est publié alors que reprennent mardi les audiences en commission parlementaire sur le projet de loi 106 sur les hydrocarbures.

On y apprend également que 67% des répondants sont en désaccord avec l’utilisation de la fracturation hydraulique, la fracturation à l’acide ou la stimulation des puits à l’acide pour extraire les hydrocarbures.

La même proportion de répondants s’oppose à la participation du gouvernement dans des compagnies privées pour faire la recherche ou l’exploitation d’hydrocarbures.

Plus encore, 88% des Québécois refusent que les compagnies pétrolières obtiennent un droit d’accès sur leurs propriétés privées et un droit d’expropriation dans le but d’exploiter les hydrocarbures, tel que prévu dans le projet de loi 106.

Devant cette opposition de la population, le Front commun pour la transition énergétique demande le retrait du chapitre sur les hydrocarbures du projet de loi 106.

L’importante pièce législative du ministre Pierre Arcand vise à mettre en œuvre la transition énergétique du Québec, mais les groupes écologistes déplorent l’inclusion de mesures sur l’exploitation des hydrocarbures. «Ce projet de loi là met trop de choses ensemble, dont des choses contradictoires», dit Patrick Bonin, Responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace, qui fait partie du Front commun avec le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec et la Fondation David Suzuki.

«Pour nous, la transition ne passe pas par l’exploitation d’une des formes de pétrole les plus sales», ajoute-t-il.

Fin septembre, le gouvernement Couillard a pourtant tenté de rassurer les opposants. Le ministre Pierre Arcand a déposé 80 amendements à son projet de loi, tandis que le premier ministre a laissé entendre qu’il n’y aura pas d’exploitation dans la vallée du Saint-Laurent.

Mais Patrick Bonin demande au premier ministre d’aller plus loin. «Si monsieur Couillard tient vraiment à ce qu’il n’y ait pas de fracturation, qu’il le précise dans le projet de loi, dit-il. Et qu’il précise que ce ne sera pas juste dans la vallée du Saint-Laurent, mais à la grandeur du Québec. Parce que ce qui est inacceptable dans la vallée du Saint-Laurent n’est pas plus acceptable à Anticosti ou en Gaspésie.»

Voir aussi:

Galerie photo Les véhicules les moins écologiques Voyez les images