POLITIQUE
31/10/2016 01:02 EDT | Actualisé 31/10/2016 01:02 EDT

Rémunération des médecins: Québec lance un nouveau marathon de négociations

Un nouveau marathon de négociations entre Québec et les fédérations de médecins a été entrepris lundi, en vue de fixer leur rémunération des prochaines années.

L'enjeu est majeur, puisqu'il implique plusieurs milliards de dollars de fonds publics.

Or, le processus s'annonce difficile et semé d'embûches, le lobby des médecins étant réputé puissant, gourmand et tenace.

Malgré tout, le gouvernement Couillard se montre bien déterminé à être moins généreux que lors des négociations précédentes, qui avaient permis aux médecins d'effectuer un rattrapage monétaire substantiel par rapport à leurs collègues ontariens. Mais ce rattrapage a grugé un peu plus les finances publiques.

D'entrée de jeu, lundi, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui avait participé aux négociations en 2006, mais de l'autre côté de la table alors qu'il présidait la Fédération des médecins spécialistes, a affirmé que le rattrapage monétaire réclamé alors avait été effectué, et n'était donc plus à l'ordre du jour.

Depuis cinq ans, la rémunération des médecins québécois a fait un bond de 33 pour cent.

L'entente précédente signée avec la Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) et la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) est échue depuis le 31 mars 2015.

En conférence de presse, lundi, le ministre Barrette a invité ses anciens collègues à se montrer moins gourmands que par le passé, faisant appel à leur "conscience sociale" et à leur "gros bon sens", lors des séances de négociations à venir.

Tableaux à l'appui, il a fait valoir que lors des discussions précédentes, en 2006, l'écart de rémunération entre les médecins québécois et ontariens atteignait 47 pour cent. Cet écart ne serait plus selon lui que de 10 pour cent, soit l'écart du coût de la vie entre les deux provinces.

L'an dernier, les médecins ont reçu au total 7,3 milliards $ de l'État québécois, dont plus de 4 milliards $ sont allés aux médecins spécialistes.