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31/10/2016 10:12 EDT | Actualisé 01/11/2017 01:12 EDT

Liban: l'ONU et Washington souhaitent la formation rapide d'un gouvernement

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué lundi l'élection de Michel Aoun comme président du Liban et a appelé les Libanais à former "sans attendre" un gouvernement "capable de relever les graves défis" qu'affronte le pays frontalier de la Syrie.

Les Etats-Unis ont également réclamé la mise sur pied rapide d'un gouvernement à Beyrouth.

Dans un communiqué, M. Ban a félicité le nouveau président et "lui souhaite du succès" dans ses fonctions de chef de l'Etat. Il "espère que les parties libanaises vont continuer désormais d'oeuvrer dans un esprit d'unité et dans l'intérêt national".

Les Libanais "méritent d'avoir des institutions étatiques efficaces", a-t-il souligné.

L'ONU "continuera d'aider le Liban à préserver sa sécurité et sa stabilité et à améliorer ses perspectives socio-économiques", ajoute le communiqué.

Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a rendu hommage à "la générosité incroyable" du Liban qui accueille des centaines de milliers de réfugiés syriens. "L'important est que tous ceux qui ont une influence l'utilisent pour mettre fin au conflit" syrien, a-t-il ajouté.

L'ex-général chrétien Michel Aoun est devenu lundi le nouveau président libanais, mettant fin à un vide institutionnel de deux ans et demi causé par de profondes divisions liées notamment à la guerre en Syrie.

Outre le soutien du Hezbollah chiite, il a été élu par le Parlement grâce à l'appui de deux de ses adversaires politiques: le chef chrétien maronite des Forces libanaises (FL) Samir Geagea et l'ancien Premier ministre musulman sunnite Saad Hariri. Tous deux sont hostiles au Hezbollah et au président syrien Bachar al-Assad.

Dans un communiqué très prudent, le département d'Etat américain s'est borné à "féliciter le peuple du Liban pour l'élection du président Michel Aoun".

La diplomatie américaine a souligné que c'était "l'occasion de rétablir les fonctions gouvernementales et de construire un avenir plus stable et plus prospère pour tous les citoyens libanais".

Il y a dix jours, le secrétaire d'Etat John Kerry s'était déjà montré sceptique sur le laborieux compromis entre les principales factions politiques libanaises ayant permis l'élection de M. Aoun.

Le chef de la diplomatie américaine s'exprime très rarement sur le Liban, où il s'était rendu pour quelques heures seulement en juin 2014, une première pour un secrétaire d'Etat depuis 2009.

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