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31/10/2016 04:11 EDT | Actualisé 01/11/2017 01:12 EDT

Le Québec accueillera une chaire de recherche sur la radicalisation

À peine lancé, la Conférence de Québec sur la prévention de la radicalisation des jeunes donne déjà des fruits avec la création d'une chaire internationale de recherche sur le sujet. Sous l'égide de l'UNESCO, la chaire de recherche regroupera des experts de l'Université de Sherbrooke et de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

La ministre québécoise des Relation internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, et la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, ont annoncé le dépôt du projet à l'UNESCO.

« Le Québec se positionne déjà sur la scène internationale comme un précurseur reconnu et salué en matière de lutte contre la radicalisation menant à la violence, a déclaré Mme St-Pierre. Cette nouvelle chaire permettra d'approfondir nos connaissances sur cet enjeu majeur et de mettre de l'avant l'expertise québécoise auprès de partenaires internationaux. »

Un programme d'éducation aux valeurs démocratiques et civiques sera lancé au cours de la journée. Initié par une professeure de l'UQAM, Catherine Audrain, le programme prône l'apprentissage du dialogue philosophique à l'école.

La ministre St-Pierre estime qu'un dialogue est nécessaire afin de bien comprendre les causes de la radicalisation. La ministre veut comprendre ce qui motive les jeunes qui empruntent cette voie. Québec estime que la prévention doit passer par les mêmes canaux qu'utilisent les djihadistes pour rejoindre les jeunes, soit l'internet et les réseaux sociaux.

La conférence de Québec réunit plus de 450 participants de 70 pays, dont des experts issus de différents ordres gouvernementaux, d'organisations internationales, du secteur privé, du milieu universitaire, mais aussi de la société civile.