POLITIQUE
31/10/2016 05:53 EDT | Actualisé 31/10/2016 06:39 EDT

Philippe Pichet, le directeur du SPVM réagit à l'espionnage de Patrick Lagacé (VIDÉO)

Le directeur du Service de police de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, a rencontré les médias pour faire le point sur la controverse entourant la surveillance du journaliste de La Presse, Patrick Lagacé. M. Pichet a affirmé que la surveillance de Patrice Lagacé était un cas d'exception qui visait un policier.

« Je suis très préoccupé, très sensible à la situation », a dit M. Pichet en expliquant avoir suivi tout ce qui s'est dit depuis la parution de l'article lundi matin.

« On croit à la liberté de la presse », a t-il dit en expliquant les procédures suivies. « Je me suis assuré qu'on avait respecté toutes les règles. Nous avons suivi les règles et obtenu le mandat du juge. »

Il a ajouté que le journaliste n'était pas sous enquête et que le GPS, pour déterminer la localisation du journaliste, n'était pas activé.

Le chef du SPVM se dit par ailleurs ouvert à des modifications dans les procédures.. « S'il y a des changements à faire dans les façons de faire les choses, et changer des choses à la loi, faisons-le et nous on va s'adapter et on va suivre les règles. »

Interpelé sur l'implication, ou non, de l'administration Coderre, le chef du SPVM a dit que l'hôtel de ville n'était pas impliquée dans cette affaire et que « le maire l'a appris en lisant La Presse ce matin. »

Le quotidien révélait ce matin que son journaliste Patrick Lagacé a été espionné par le SPVM dans le cadre de l'enquête contre Fayçal Djelidi, un policier arrêté en juillet pour parjure et abus de confiance, entre autres.

Une juge avait donné son approbation à cette surveillance.

Cette controverse a eu des échos à Québec et Ottawa et cette surveillance est vivement dénoncée par plusieurs politiciens.

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