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31/10/2016 08:45 EDT | Actualisé 01/11/2017 01:12 EDT

Le CETA signé, un syndicat canadien repart en campagne contre le TPP

Un des plus importants syndicats canadiens a décidé lundi de combattre auprès des députés le traité de libre-échange transpacifique (TPP) au lendemain de la signature de l'accord commercial décrié entre l'Union européenne et le Canada (CETA).

Une commission de la Chambre des communes a ouvert une consultation publique avant l'examen pour une éventuelle ratification des parlementaires l'an prochain de l'accord du partenariat transpacifique, regroupant 12 pays entre l'Asie, le Pacifique et le continent américain.

Unifor défend un commerce "équitable" et qui doit "répondre en premier lieu aux besoins des travailleurs et des collectivités", a estimé Jerry Dias, le président de Unifor, la plus grande organisation syndicale du secteur privé.

"Le TPP, comme plusieurs autres accords commerciaux, encourage un nivellement par le bas", a-t-il ajouté en référence à l'accord de libre-échange signé dimanche à Bruxelles entre le Canada et l'Union européenne.

Après les réserves de la région belge de Wallonie qui a retardé de quelques jours la signature du CETA, le syndicat dénonce dans ces accords de libre-échange les pertes d'emplois pour le Canada, l'impact sur les prix des dispositions d'assouplissement des brevets ou encore les mécanismes de règlement des différends.

"La Wallonie a attiré à nouveau l'attention sur les failles des accords commerciaux modernes et sur le type d'accords commerciaux que les gens veulent", a souligné Jerry Dias.

Le syndicat va dénoncer ces "failles" auprès des parlementaires et activement s'engager pour lutter contre l'accord TPP en préparation.

Le TPP, si il était conclu, établirait une vaste zone de libre-échange entre 12 pays à l'exclusion notable de la Chine. Il rassemble l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, Singapour, la Malaisie, le Vietnam et Brunei pour l'Asie-Pacifique, et les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Pérou et le Chili côté continent américain.

Les deux candidats à la présidentielle américaine Hillary Clinton et Donald Trump sont opposés à la conclusion de l'accord transpacifique.

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