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31/10/2016 02:56 EDT | Actualisé 01/11/2017 01:12 EDT

Irak: les forces impliquées dans l'offensive sur Mossoul

Un large éventail de forces irakiennes et internationales sont engagées dans l'offensive lancée il y a deux semaines pour la reprise de Mossoul, principal bastion du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

Elles combattent entre 4.000 à 7.000 jihadistes actifs dans et autour la grande ville du nord.

Service de contre-terrorisme (CTS)

Les forces d'élite du CTS, à la réputation solide, ont été à la pointe de la majeure partie des batailles engagées contre l'EI. Constamment appelées à contribution dans l'effort de guerre, elles ont payé un lourd tribut. Dans l'offensive sur Mossoul, elles progressent en première ligne du front à l'est de la métropole.

Les forces d'intervention rapide

Ces troupes d'élite du ministère de l'Intérieur jouent aussi un rôle prépondérant dans les opérations militaires sur Mossoul, sur le front sud. Comme leurs homologues du CTS, leur formation s'inspire de celle des forces spéciales américaines et elle disposent d'équipements et d'armes modernes.

Armée

Revigorée par une formation administrée par des conseillers américains après sa débâcle de 2014 face aux jihadistes, l'armée irakienne joue désormais un rôle important dans les opérations menées contre l'organisation ultraradicale. Elle intervient sur les trois fronts ouverts lors de l'offensive: sud, est et nord.

Police

Elle rassemble la police fédérale paramilitaire et des forces policières des provinces irakiennes. Beaucoup de ses hommes jouent quasiment un rôle de soldats dans la guerre contre les jihadistes. A Mossoul, elles sont positionnées sur le front sud.

Forces kurdes

Les forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien rendent en théorie des comptes au gouvernement fédéral à Bagdad mais, en pratique, elles mènent indépendamment leurs opérations contre les jihadistes dans le nord du pays. Dans la bataille pour Mossoul, elles sont positionnées au nord et à l'est de la ville.

Des factions kurdes iraniennes participent également aux opérations, certaines avec les peshmergas et d'autres indépendamment.

Des membres de la branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui dispose de bases arrières dans le Kurdistan irakien, seraient également impliqués à Mossoul.

Hachd al-Chaabi (Mobilisation populaire)

Cette organisation créée en 2014 regroupe une myriade de groupes paramilitaires dominés par des milices chiites qui répondent officiellement du Premier ministre irakien.

Les groupes les plus puissants, comme Ketaëb Hezbollah (Brigades du Parti de Dieu), sont souvent décrits comme patronnés par l'Iran.

Ces milices ont souvent été aux avant-postes pour stopper la progression de l'EI. Mais elles se sont rendues coupables de nombreuses exactions, comme des exécutions sommaires ou des enlèvements.

La Mobilisation populaire inclut également des forces tribales sunnites.

Officiellement, ces forces ne participeront à la libération de Mossoul, où la communauté sunnite est largement majoritaire, et elles ont été chargées de prendre Tal Afar, majoritairement peuplée de musulmans chiites avant 2014, pour couper la liberté de mouvement des jihadistes entre Mossoul et la frontière syrienne.

Coalition internationale

La coalition internationale antijihadistes conduite par les Etats-Unis frappe l'EI en Irak et en Syrie depuis 2014. Elle fournit entraînement, armes et équipements aux forces locales. Elle compte plus de 7.500 militaires déployés en Irak, pour plus de la moité des Américains, surtout pour des missions de formation.

Mais des forces spéciales sont présentes sur le terrain et d'autres militaires de la coalition effectuent des tirs d'artillerie contre l'EI.

Conseillers iraniens

L'Iran fournit conseil et assistance dans la lutte contre l'EI, notamment par le soutien financier de milices sur le terrain. Le général Qassem Soleimani, un des hauts responsables des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, a maintes fois été photographié en Irak au cours de la guerre contre les jihadistes.

Forces turques

Des centaines de soldats turcs sont déployés sur la base militaire de Bachiqa, près de Mossoul, d'où elles ont mené des attaques à l'artillerie contre les jihadistes.Cette implication a provoqué de vives tensions entre Ankara et Bagdad, qui refuse que la Turquie prennent part aux opérations de Mossoul

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