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31/10/2016 04:06 EDT | Actualisé 01/11/2017 01:12 EDT

Inde: huit islamistes abattus après leur évasion

Huit islamistes indiens en fuite, qui venaient de s'échapper d'une prison haute sécurité du centre du pays en égorgeant un garde, ont été abattus lundi par la police.

Des membres présumés du mouvement interdit Students Islamic Movement of India (SIMI) s'étaient spectaculairement évadés dans la nuit d'une prison de Bhopal (centre) en s'en prenant à un surveillant avec des assiettes en fer blanc aiguisées.

Ils avaient ensuite franchi des murs grâce à une corde faite de draps noués les uns à la suite des autres.

Selon la police, les évadés ont été encerclés par les forces de l'ordre à l'extérieur de la ville mais ont résisté à leur arrestation.

"Nous leur avons demandé de se rendre mais ils ont tenté de forcer le cordon policier", a déclaré à l'AFP Yogesh Choudhary, un responsable policier de Bhopal.

"Ils étaient sans armes mais ont tenté d'attaquer la police avec des pierres. Nous avons dû leur tirer dessus", a-t-il ajouté.

Il a cependant par la suite déclaré à la presse que les suspects "avaient des armes et (que) des échanges de tirs ont eu lieu".

Des images diffusées à la télévision montraient des pistolets à côté des dépouilles, soulevant le scepticisme des défenseurs des droits de l'Homme.

"Les forces de sécurité ont le droit d'utiliser une force proportionnée pour sauver des vies, mais il semble que dans ce cas les suspects n'étaient vraisemblablement pas armés", a déclaré à l'AFP Meenakshi Ganguly, directrice de l'Asie du Sud pour Human Rights Watch.

Elle a appelé à l'ouverture d'une enquête pour éclaircir les circonstances du drame.

Les prisonniers avaient réussi à gagner à pied un village à quelque 15 kilomètres du centre de Bhopal, en dépit des importantes opérations de recherches lancées pour les recapturer, où des habitants ont signalé des mouvements suspects à la police.

Quatre responsables, dont le surintendant de la prison, ont été suspendus. Une enquête pour comprendre leur évasion a été possible a été ouverte.

Les autorités indiennes accusent le SIMI, interdit à la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, d'être responsable de plusieurs attaques à la bombe meurtrières et d'entretenir des liens avec des groupes jihadistes basés au Pakistan.

Sept membres du SIMI s'étaient évadés en 2013 d'un pénitencier de Khandwa (centre), pour n'être repris que l'année dernière avec plus de deux ans de cavale. En réponse, le gouvernement a regroupé toutes les personnes arrêtées en lien avec le SIMI dans une prison haute sécurité de Bhopal.

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