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31/10/2016 14:43 EDT | Actualisé 01/11/2017 01:12 EDT

Colombie: le CICR dément que la libération d'un otage de l'ELN soit "en cours"

Le CICR a démenti lundi qu'une opération soit "en cours" en Colombie pour libérer l'ex-député Odin Sanchez, otage de l'ELN dont la libération conditionne le début de pourparlers de paix avec cette guérilla.

"Il n'y a pas d'opération en cours pour le moment", ont déclaré à l'AFP des sources du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui en Colombie facilite habituellement les libérations d'otages, ainsi que les transferts de guérilleros lors de pourparlers.

"Le CICR est disposé à faciliter toute opération à but humanitaire qui contribue à soulager la souffrance de ces personnes et de leurs familles", ont rappelé ces sources, en référence aux otages de la guérilla dont le nombre exact n'est pas connu.

Le chef négociateur du gouvernement avec l'Armée de libération nationale (ELN), Juan Camilo Restrepo, avait indiqué jeudi dans un communiqué avoir été informé par "le Comité international de la Croix-Rouge que l'opération de libération a commencé, avec l'accompagnement de l'église catholique".

Consulté lundi par l'AFP, il a déclaré: "Jusqu'à présent, je n'ai pas de nouvelles quant au fait que le processus ait débuté", précisant avoir été informé par le CICR que l'opération avait été suspendue après des contacts initiaux avec le front de la guérilla qui retient l'ex-député depuis qu'il s'est livré en avril à l'ELN en échange de son frère, enlevé environ trois ans auparavant et malade.

Le président Juan Manuel Santos a réitéré à plusieurs reprises que les pourparlers visant à mettre fin à une confrontation armée de plus d'un demi-siècle avec l'ELN, seconde guérilla du pays, ne débuteront pas formellement tant que M. Sanchez, ex-député du département du Choco, sur la côte pacifique, ne sera pas relâché "sain et sauf".

Le dialogue de paix devait être officiellement lancé le 27 octobre et les discussions en tant que telles sont prévues à partir de jeudi à Quito, capitale de l'Equateur voisin, qui est un des pays garants de ce processus. La phase exploratoire des pourparlers a été menée en secret depuis janvier 2014.

Mais, faute de libération de l'ex-député, M. Santos a reporté la semaine dernière le voyage de la délégation gouvernementale à Quito.

Le conflit colombien, qui a impliqué diverses guérillas, des paramilitaires et les agents de la force publique, a fait à ce jour plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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