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30/10/2016 04:03 EDT | Actualisé 31/10/2017 01:12 EDT

Signature ce matin de l'accord de libre-échange Canada-UE

Le Canada et l'Union européenne signent cet avant-midi un accord de libre-échange qui a bien failli ne pas voir le jour, la région belge de la Wallonie n'ayant accepté qu'à la dernière minute de l'appuyer.

Le premier ministre Justin Trudeau participe à Bruxelles à un sommet qui réunit plusieurs dirigeants européens, dont le président du Conseil européen Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Une délégation accompagne M. Trudeau. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en fait partie. Ce dernier a rappelé samedi que le Québec avait été l'initiateur de cet accord.

En fait, M. Trudeau aurait dû se rendre dès jeudi dans la capitale belge pour signer le traité aux côtés de hauts dirigeants européens. Mais avec l'opposition de certaines régions de Belgique, notamment la Wallonie, la signature a été menacée, puis repoussée. Les différents gouvernements belges se sont finalement entendus jeudi sur une déclaration interprétative de l'accord.

Par ailleurs, le premier ministre a eu un petit contretemps, samedi soir, quand son avion a eu un problème avec un volet et a dû retourner à Ottawa 30 minutes après avoir décollé une première fois.

Il a redécollé pour de bon quelques minutes plus tard, après la réparation du volet récalcitrant.

Hausse significative du commerce

La signature de l'Accord économique et commercial global (AECG) pourrait, selon ses défenseurs, augmenter de 20 % le commerce entre le Canada et l'Union européenne.

Le gouvernement québécois estime pour sa part que ce partenariat de libre-échange se traduira par la création de 16 000 emplois et l'injection de 2,3 milliards de dollars dans l'économie québécoise.

L'accord pourrait entrer en vigueur dès l'année prochaine après un vote du Parlement européen. Les réductions des droits de douane qu'il contient pourront s'appliquer avant sa ratification par les Parlements nationaux et régionaux.

L'opposition continue cependant de résonner, en Belgique comme ailleurs, certains ayant l'impression d'être négligés par les dispositions de l'entente. Au Canada, par exemple, les producteurs laitiers attendent toujours d'en savoir plus sur la nature des compensations qui leur avaient été promises par le précédent gouvernement conservateur.