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29/10/2016 05:51 EDT | Actualisé 29/10/2016 05:56 EDT

Istanbul: évacuation des familles américaines du personnel consulaire

Anadolu Agency via Getty Images
ISTANBUL, TURKEY - OCTOBER 29: An official parade held during the 93rd Anniversary of Republic Day at Vatan Street on October 29, 2016 in Istanbul, Turkey. Governor of Istanbul, Vasip Sahin (2nd L) and Mayor of Istanbul, Kadir Topbas (3rd L) attend the ceremony. (Photo by Sebnem Coskun/Anadolu Agency/Getty Images)

Les États-Unis ont ordonné samedi l'évacuation des familles de leur personnel consulaire à Istanbul, mettant en garde contre des "groupes extrémistes" visant les citoyens américains.

Il s'agit du second avertissement de ce genre lancé par le département d'État en une semaine à l'intention des Américains en Turquie, attestant de la préoccupation des États-Unis face aux "menaces grandissantes des groupes terroristes".

Cette décision a été prise "sur la base d'informations indiquant que des groupes extrémistes poursuivent leurs efforts pour attaquer les ressortissants américains dans les quartiers d'Istanbul où ils résident ou qu'ils fréquentent".

Lundi déjà, le département d'État avait conseillé aux Américains de "réfléchir attentivement avant d'envisager un voyage en Turquie au vu des circonstances actuelles".

"Les touristes américains et étrangers sont ciblés explicitement par les organisations terroristes internationales et locales présentes en Turquie", soulignent les deux mises en garde du département d'État.

Les relations entre les États-Unis et la Turquie, deux alliés de l'OTAN, ont été durement éprouvées par le coup d'État manqué du 15 juillet et les vains appels d'Ankara demandant une extradition de Fethullah Gülen, exilé aux États-Unis et accusé par Ankara d'avoir fomenté ce putsch. Les autorités américaines ont souligné que cette décision appartenait à la justice.

M. Gülen, qui nie toute implication, est à la tête d'un mouvement appelé "Hizmet" ("service", en turc), comptant un réseau d'écoles, d'ONG et d'entreprises. Le gouvernement turc considère ce mouvement comme une "organisation terroriste".

Même avant ce putsch avorté, la Turquie devait faire face à l'insécurité causée par le renouveau de l'activisme des séparatistes kurdes et les conséquences de la guerre en Syrie, notamment des attaques menées sur son territoire par le groupe Etat islamique (EI).

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