DIVERTISSEMENT
26/10/2016 10:41 EDT

«Montréal toujours», un livre sur les trésors de notre métropole

Andréanne Gauthier

Vous pensez tout connaître (ou presque) à propos de Montréal? Petit test: quel est l’arbre emblème de la ville? Oubliez l’érable ou le bouleau, il s’agit du pommetier! Quelle est la différence entre le bagel montréalais et celui de New York? Le premier est plus mince et plus sucré. Une dernière colle: combien de gens ont assisté au concert de Nirvana aux Foufounes électriques juste avant le succès dingue de Nevermind en 1991? Pas plus de 300 personnes! Et Kurt Cobain, complètement défoncé, s’était suspendu au-dessus de la scène et avait sauté sur son batteur Dave Grohl…

Voilà le genre d’anecdotes qu’on apprend avec Montréal toujours, un livre référence, magnifiquement illustré et écrit par l’auteure et animatrice Melissa Maya Falkenberg. La jeune chroniqueuse a fait le tour d’une trentaine de lieux mythiques montréalais, du coiffeur Ménick, au Chalet Bar-B-Q en passant par la Salsathèque et le chapelier Henri-Henri. À chaque endroit, plein de photo, une foule de détails et d’information sur ces lieux qui ont parfois marqué l’histoire de la ville.

Par exemple, on revient sur la création du refuge l’Accueil Bonneau et sur l’explosion accidentelle de 1998 qui avait fait trois victimes. Autre arrêt, à l’incontournable Orange Julep, tout à côté de l’Autoroute Décarie. L’auteure a même eu le culot de demander au chef Louis-François Marcotte de dévoiler, selon lui, la fameuse recette du jus d’orange. À vos crayons: l’élixir serait composé de jus d’orange, de blanc d’œuf, de lait, de vanille et de sucre glacé.

Le livre – disponible dans les librairies dès le 3 novembre prochain – fait évidemment la belle part aux adresses bien connues comme Bagel Fairmount, le glacier Le Bilboquet, Moishes, Schwartz’s, le Jardin botanique ou l’Oratoire Saint-Joseph.

Mais on nous amène aussi dans des chemins moins connus avec la Maison Haïti (un centre communautaire qui appuie la communauté haïtienne située à l’angle de Saint-Michel et Émile-Journault), la Shop à bois Villeneuve (Bellechasse et Saint-Laurent) ou le perruquier André Marchand (Saint-Denis et Saint-Joseph).

Les chapitres sont parfois inégaux (l’auteure a fait notamment une entrevue avec un cône orange, pas nécessaire…), mais heureusement d’autres sections sont assez jouissives comme celle du cinéma érotique l’Amour (Saint-Laurent et Duluth).

On y apprend que l’endroit présentait auparavant des films yiddish et qu’il fût nommé le Hollywood, puis le Pussycat! Nombre de bobettes perdues chaque année? Une trentaine, selon Robert Cassini, gérant du cinéma.

En bref, Montréal toujours est un livre pour les amoureux de la métropole, ceux qui veulent la connaître davantage et même les plus âgés qui pensaient ne plus rien apprendre à son sujet. Le tout, dans un mode léger et humoristique. Une lecture loin d’être déplaisante.

Montréal toujours – Mélissa Maya Falkenberg – Les Éditions Les malins – 162 pages – Parution le 3 novembre 2016.

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