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26/10/2016 05:12 EDT | Actualisé 26/10/2016 05:13 EDT

Libre échange Canada UE: un accord est encore possible, assurent les deux camps (VIDÉO)

BRUXELLES - La signature d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne est encore possible, assurent les deux parties, les négociations entre la Belgique et sa région récalcitrante de Wallonie ayant connu certains progrès au cours des dernières heures.

La grande incertitude demeure toutefois de savoir si le premier ministre canadien Justin Trudeau se rendra à Bruxelles comme prévu jeudi pour la cérémonie de signature, sept ans après le début des négociations.

Le président de l'Union européenne (UE), Donald Tusk, a déclaré aux parlementaires européens mercredi que le sommet de jeudi était encore possible, après plusieurs jours de discussions à Bruxelles entre le gouvernement belge et ses régions. La Belgique a besoin de l'accord de toutes ses régions pour entériner l'accord, et l'Union européenne a besoin de l'unanimité de ses membres.

En réponse à une question à ce sujet à la période de questions au Parlement, mercredi, M. Trudeau a laissé entendre qu'il était prêt à attendre.

"Nous sommes persuadés que dans les prochains jours, nous verrons une issue positive à cet accord historique", a dit le premier ministre.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a déclaré mercredi, lors d'une pause pendant les discussions, que "tous les documents nécessaires" pourraient être transmis aux dirigeants européens plus tard mercredi pour approbation finale des membres de l'UE.

Le ministre-président de la Wallonie, Paul Magnette, a quant à lui révélé que certains détails devaient encore être fignolés, notamment dans le secteur de l'agriculture et en ce qui concerne le tribunal spécial de règlement des disputes. Son ton semblait toutefois plus conciliant que durant les derniers jours.

La Wallonie et ses 3,5 millions d'habitants sont le dernier obstacle à la signature d'un ambitieux accord de libre-échange qui lierait 35 millions de Canadiens et 500 millions d'Européens. Les dirigeants wallons s'inquiètent de l'impact de l'accord sur le travail, l'environnement et la protection des consommateurs.

Les partisans de l'entente affirment qu'elle générera des milliards de dollars en échanges commerciaux additionnels. L'UE assure qu'elle ne menacera en rien ses normes sociales, environnementales et du travail.

M. Magnette s'oppose notamment à un processus d'arbitrage qui permettrait aux multinationales de contester devant la justice les décisions gouvernementales. Il a affirmé que l'opposition de la Wallonie créerait un précédent solide en vue d'autres négociations de libre-échange entre l'UE et des partenaires comme les États-Unis et le Japon.

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