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24/10/2016 17:23 EDT | Actualisé 25/10/2017 01:12 EDT

Venezuela: le leader de l'opposition dément l'ouverture d'un dialogue avec le gouvernement

Le leader de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles a démenti lundi qu'un dialogue ait commencé entre l'opposition et le gouvernement du président Nicolas Maduro, comme l'avait annoncé un émissaire du pape François.

"Quel dialogue ? Au Venezuela, aucun dialogue n'a commencé", a dit M. Capriles, leader de la coalition de la Table pour l'unité démocratique (MUD, centre droit), dans une déclaration sur le réseau social Periscope.

L'émissaire du pape, Emil Paul Tscherrig, avait affirmé lundi à Caracas que "le dialogue national" avait "commencé", peu après une première rencontre entre des délégués gouvernementaux et la MUD.

Peu avant, le Vatican avait déclaré que le pape François venait de recevoir le président Maduro, une audience qui n'avait pas été annoncée à l'avance.

Mais l'opposition ne considère pas que le contact qui a eu lieu entre des représentants de la MUD et du gouvernement constitue l'ouverture formelle d'un dialogue. Et M. Capriles a affirmé ne pas avoir connaissance d'un supposé consensus, mentionné par l'émissaire du pape, pour une "réunion plénière" des deux parties le 30 octobre.

Le député Luis Florido, du parti Voluntad popular (Volonté populaire), fondé par l'opposant actuellement emprisonné Leopoldo López, a également démenti le début d'un dialogue national.

"Aucun dialogue n'a débuté," a insisté M. Florido, président de la commission des Affaires étrangères au Parlement, dominé par la coalition de la MUD.

Les deux dirigeants de l'opposition, qui disent faire confiance à l'intermédiation du Vatican, ont a nouveau appelé à une grande manifestation nationale mercredi pour dénoncer la suspension du processus en vue d'un référendum révocatoire, décidée par les autorités électorales.

"Nous ne pouvons pas nous engager dans un processus de dialogue qui, pour le gouvernement, veut dire ne rien changer", a averti M. Capriles.

Avec le référendum dans l'impasse, l'opposition étudie tous les moyens d'obtenir le départ anticipé de Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s'achève en 2019.

Elle reproche au chef de l'Etat, héritier politique du défunt président Hugo Chavez (1999-2013), d'avoir plongé ce pays producteur de pétrole dans une grave crise économique en n'ayant pas su prévoir la chute des cours du brut ni y réagir à temps.

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