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24/10/2016 02:13 EDT | Actualisé 24/10/2016 02:14 EDT

L'Institut de cardiologie de Montréal avise d'anciens patients d'un risque d'infection

Petr Josek Snr / Reuters
Professor Jan Pirk and doctor Marian Urban (R) perform a heart surgery at the Institute of Clinical and Experimental Medicine (IKEM) in Prague, June 28, 2012. A Czech medical team led by Pirk has performed a breakthrough operation on a 37-year-old heart failure patient, replacing his heart with two mechanical blood pumps, HeartMate II. The man is the first to survive such surgery, which was performed on April 3. The exact operation was previously conducted by heart surgeons in Texas, United States. However, the patient died one week later. Picture taken on June 28, 2012. REUTERS/Petr Josek (CZECH REPUBLIC - Tags: HEALTH SOCIETY SCIENCE TECHNOLOGY)

Les personnes ayant subi une chirurgie à coeur ouvert à l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM) depuis 2012 pourraient avoir été exposées à des appareils contaminés par une bactérie.

La bactérie Mycobacterium chimaera peut ― dans de rares cas ― causer une infection des mois ou des années après l'opération chez les patients qui y ont été exposés lors d'une chirurgie cardiaque.

Les appareils mis en cause, des générateurs thermiques, sont utilisés dans plusieurs hôpitaux en Amérique du Nord et en Europe. Ils auraient été contaminés lors de la fabrication de l'appareil en Allemagne.

L'Institut de cardiologie de Montréal a donc entrepris d'aviser par téléphone ou par la poste les patients visés.

Par voie de communiqué, l'ICM a tenu à préciser que la bactérie n'est pas contagieuse, mais qu'elle pourrait être responsable d'une infection «sérieuse».

L'ICM indique toutefois que les risques d'infection sont relativement faibles. Selon l'agence américaine Center for Disease Control and Prevention, il serait de 0,1% à 1%.

À ce jour, deux patients de l'Institut, sur un total de 8 458 personnes opérées depuis 2012, ont reçu un diagnostic d'infection. Ces deux personnes sont présentement traitées.

L'ICM assure que tous les appareils compromis ont été remplacés et que les protocoles de vérification et de décontamination ont depuis été améliorés.

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