NOUVELLES
24/10/2016 16:42 EDT | Actualisé 25/10/2017 01:12 EDT

Nicaragua: plus de 50.000 soldats et policiers pour sécuriser la présidentielle

Plus de 50.000 soldats, policiers et agents seront déployés au Nicaragua pour sécuriser l'élection présidentielle du 6 novembre, lors de laquelle Daniel Ortega briguera un quatrième mandat, avec son épouse pour vice-présidente, ont précisé lundi les forces de l'ordre locales.

Ce déploiement de force avant et pendant les opérations de vote aura pour but de garantir "les meilleures conditions de sécurité", a plaidé devant la presse le chef des forces armées, le général Julio César Avilés.

10.000 soldats seront chargés de protéger et transporter le matériel électoral (urnes, bulletins) dans tout le pays.

13.000 policiers et 30.600 agents volontaires seront eux mis à contribution pour assurer la sécurité à l'intérieur et aux alentours des 4.308 bureaux de vote, a précisé la directrice de la police, Aminta Granera.

Au total, quelque 3,8 millions d'électeurs seront appelés à élire leur président et leur vice-président ainsi que 90 députés nationaux et 20 députés au parlement d'Amérique centrale, pour un mandat de cinq ans.

Qualifié de "farce" par l'opposition, qui le boycotte, ce scrutin du 6 novembre suscite des inquiétudes jusqu'à Washington en l'absence d'observateurs internationaux et d'opposition réelle à M. Ortega, candidat sous la bannière du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche).

Selon l'opposition nicaraguayenne, ce vote ne vise qu'à offrir un quatrième mandat à M. Ortega, déjà président de 1985 à 1990, puis réélu en 2006 et en 2011.

Selon un sondage publié mi-octobre, Daniel Ortega, ex-guérillero de 70 ans, recueillerait 64,2% des voix. Pour 72,8% des personnes interrogées, l'appel à l'abstention lancé par l'opposition "n'a pas d'importance".

jr/mas/dg/ol/plh