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24/10/2016 07:37 EDT | Actualisé 25/10/2017 01:12 EDT

GB/Brexit: Sturgeon "frustrée" après une rencontre à Londres

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a jugé "profondément frustrante" la rencontre sur le Brexit organisée à Londres lundi entre Theresa May et les leaders des quatre nations constituantes du Royaume-Uni.

Au moment où leur union est menacée d'éclatement avec la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, Theresa May a proposé d'associer l'Ecosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord aux discussions sur le Brexit, sans toutefois leur promettre le droit de vote de leurs parlements respectifs sur l'accord qui sera conclu avec les Européens.

"Nous avons eu un échange de vues très direct. Je ne vous cache pas qu'une grande partie de cette rencontre a été profondément frustrante", a déclaré la Première ministre écossaise après la rencontre à Downing Street, la première depuis 2014 entre les quatre leaders.

Mme Sturgeon, qui menace d'organiser un nouveau référendum d'indépendance si le Royaume-Uni sortait de l'Union européenne, a averti qu'elle ne laisserait pas l'Ecosse être "poussée de la falaise du 'hard' Brexit".

Les gages de Mme May, qui propose notamment l'ouverture d'une "ligne directe" avec le ministre du Brexit, David Davis, ont également paru très insuffisants aux yeux des leaders régionaux de l'Irlande du nord, dont les habitants, comme les Ecossais, ont voté massivement pour rester dans l'UE, mais aussi aux responsables du pays de Galles qui, comme l'Angleterre, s'est prononcé en majorité pour un Brexit.

"Nous devons avoir l'assurance que nous pourrons continuer de commercer avec l'un des plus grands marchés du monde", a déclaré le Premier ministre gallois Carwyn Jones, qui milite lui aussi fermement pour un maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique.

"Le défi qui nous attend est absolument gigantesque. Personne ne sait encore ce qui va se passer", a-t-il regretté.

Avant de se rendre à Londres, M. Jones avait écrit une lettre dans laquelle il demande à Theresa May que les trois parlements régionaux votent sur l'accord final qui déterminera les conditions de la séparation du Royaume-Uni avec l'Union européenne.

Mais pour l'heure, seule l'option d'un vote du Parlement britannique est envisagée par le gouvernement de Theresa May.

"Notre pays va connaître des négociations d'une importance capitale, et il est impératif que les administrations décentralisées jouent leur rôle", a affirmé Mme May dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, répétant une énième fois qu'elle ferait du Brexit un "succès".

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