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24/10/2016 12:11 EDT | Actualisé 25/10/2017 01:12 EDT

Colombie: les pourparlers avec l'ELN dans un musée de Quito, puis une hacienda d'Equateur

Les négociations de paix avec la guérilla colombienne de l'ELN doivent s'ouvrir jeudi dans un musée de Quito, puis se tenir ensuite dans une propriété jésuite des environs de la capitale équatorienne, a annoncé lundi le ministre équatorien des Affaires étrangères.

L'Equateur, pays garant du processus de paix avec l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), doit accueillir le début de ces pourparlers que Bogota conditionne toutefois à la libération d'un ex-parlementaire, Odin Sanchez, aux mains de cette guérilla depuis avril dernier.

"Ce jeudi 27 octobre aura lieu l'acte formel d'installation de la phase publique (des négociations) à la Capilla del Hombre", la Chapelle de l'Homme, musée de Quito dédié au peintre équatorien Oswaldo Guayasamin, a déclaré Guillaume Long, chef de la diplomatie équatorienne, à des journalistes.

Le ministre a ajouté que "le 3 novembre, la première session de dialogue débutera à Cashapamba, une maison cédée par l'Université catholique pontificale d'Equateur, dans la vallée de Los Chillos", proche de Quito, et selon lui, elle devrait durer 45 jours.

"Jusqu'à présent, la volonté des parties, d'installer la première table de dialogue le 27 octobre et de commencer à négocier la semaine suivante, se maintient", a-t-il dit.

Le gouvernement du président Juan Manuel Santos et l'ELN, seconde guérilla de Colombie après les Farc avec quelque 1.500 combattants selon des chiffres officiels, avaient annoncé l'ouverture officielle de ces négociations le 10 octobre.

Cette phase publique des pourparlers avait été préalablement annoncée en mars, mais était restée sans suite, le gouvernement la conditionnant à la libération préalable de tous les otages de l'ELN, comme lors des négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) entamées en novembre 2012.

Le président Juan Manuel Santos et le chef des Farc, Timoleon Jiménez ou "Timochenko", ont signé le 26 septembre un accord pour clore une confrontation qui aura duré 52 ans mais ont dû reprendre les négociations à la suite du rejet du texte par les Colombiens lors d'un référendum le 2 octobre.

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