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24/10/2016 09:11 EDT | Actualisé 25/10/2017 01:12 EDT

CETA : le sommet UE/Canada jeudi "toujours possible", selon Tusk et Trudeau

Le sommet prévu jeudi à Bruxelles pour signer l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) "est toujours possible", même si la Belgique s'est pour l'instant déclarée dans l'impossibilité de l'approuver, a indiqué lundi le président du Conseil européen Donald Tusk, en accord avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

"Ensemble avec le Premier ministre Justin Trudeau, nous pensons que le sommet de jeudi est toujours possible. Nous encourageons toutes les parties à trouver une solution. Il y a encore du temps", a assuré dans un tweet M. Tusk après s'être entretenu au téléphone avec le dirigeant canadien.

Le Premier ministre belge Charles Michel a pourtant annoncé dans l'après-midi que son pays n'était "pas en état de signer le CETA", n'ayant pas reçu l'approbation des Parlements de toutes les entités de Belgique.

"On nous a demandé de donner une réponse claire aujourd'hui. La réponse claire à ce stade, c'est non", a asséné M. Michel, qui a immédiatement informé de sa réponse M. Tusk.

Le président du Conseil, représentant des 28 Etats de l'UE, avait donné à la Belgique jusqu'à lundi soir pour faire connaître sa position.

Si le gouvernement fédéral, la communauté germanophone et la Flandre ont dit oui, la Wallonie, le gouvernement bruxellois et la communauté linguistique francophone ont refusé de déléguer leur pouvoir à la Belgique pour signer ce traité.

Avec ce blocage, la Belgique est le seul des 28 pays de l'Union européenne dans l'impossibilité de signer cet accord transatlantique, qui concerne plus de 500 millions d'Européens.

"Nous ne voulons pas que (cet accord) mette en cause les normes sociales, environnementales, la protection des services publics", a expliqué Paul Magnette, chef de gouvernement de Wallonie, devenu le chef de file de l'opposition belge au CETA.

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