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23/10/2016 11:08 EDT | Actualisé 24/10/2017 01:12 EDT

Légers heurts à l'abord de la "Jungle" de Calais

Quelques heurts sporadiques ont opposé dimanche en début de soirée migrants et policiers aux abords de la "Jungle" de Calais (nord de la France), à la veille du début de son démantèlement, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les policiers ont lancé des grenades lacrymogènes près de la rocade portuaire et à l'intérieur du campement, où plusieurs dizaines de migrants leur faisaient face, leur jetant quelques pierres. L'une de ces grenades est tombée dans un conteneur à ordures, qui a pris feu.

Ce type de heurts est régulier depuis des mois, les migrants tentant d'arrêter les camions en route pour le port, dans lesquels ils espèrent monter pour rejoindre l'Angleterre. Dimanche soir, aucun d'entre eux n'avait accédé à cet axe.

A l'issue d'une réunion avec les représentants de différentes communautés présentes dans la "Jungle" dimanche, la responsable locale de l'Etat français, Fabienne Buccio, a expliqué que ces derniers étaient "inquiets" parce qu'ils "ont vu arriver des personnes qu'ils ne connaissent pas, qui essaient de manipuler certains d'entre eux un peu plus fragiles" et qu'ils lui ont "demandé" un dispositif de sécurité.

"C'est la dernière nuit donc j'espère que tout se passera bien mais nous avons mis un dispositif adapté à cette situation", a-t-elle poursuivi. Selon un participant à la réunion, "les Soudanais ont peur de se faire piller par les Afghans".

Une dernière mesure de sécurité a été prise en vue de l'évacuation lundi matin: l'accès au camp et à deux rues qui le longe, et qui seront empruntées pour rejoindre le hangar d'où partiront les bus pour les centres d'accueil et d'orientation (CAO), a été limité, du 24 octobre au 6 novembre, par un arrêté affiché dimanche soir par des policiers.

Raison évoquée dans ce document: le "risque élevé" que des militants No Border (ultra gauche) tentent d'empêcher cette opération d'évacuation.

dac-rl/ger