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23/10/2016 05:04 EDT | Actualisé 24/10/2017 01:12 EDT

Israël boucle les Territoires palestiniens avant une fête juive

Israël a arrêté 19 personnes et bouclé les Territoires palestiniens en prévision d'une fête juive, la dernière d'un mois de commémorations religieuses, ont indiqué les autorités dimanche.

Les Palestiniens n'auront pas le droit de sortir de Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël, et de la bande de Gaza pour entrer en Israël pendant le festival de Soukkot, qui se termine avec la fête de Simchat Torah du coucher du soleil dimanche jusqu'à lundi soir.

Cette fermeture, régulièrement imposée pendant les fêtes juives, sera en vigueur dimanche et lundi. Seuls les personnes en situation d'urgence médicale seront autorisées à passer, a indiqué l'armée israélienne.

La police israélienne a aussi annoncé l'arrestation de 19 Palestiniens à Jérusalem-Est en lien avec de récents affrontements avec les forces de sécurité pendant Yom Kippour (le Grand pardon), plus tôt ce mois-ci.

Le festival de Soukkot, qui dure une semaine, est la dernière de trois fêtes juives successives qui ont mené à des tensions avec les Palestiniens par le passé. Les juifs ont déjà marqué Yom Kippour et Rosh Hashanah, le Nouvel an.

Le 9 octobre, deux personnes ont été tuées par un Palestinien, faisant craindre un nouvel accès de violence. La période de fête de l'an dernier avait marqué le début d'une augmentation d'attaques menées par des Palestiniens.

Pendant ces fêtes, des milliers de juifs visitent le Mur des lamentations, qui se trouve en contrebas de l'esplanade des Mosquées.

L'esplanade reste le site le plus sacré pour les juifs sous le nom de mont du Temple, mais est aussi le troisième lieu saint de l'islam. Elle est située, comme la Vieille ville qui l'entoure, à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël, donc au coeur du conflit israélo-palestinien.

La vague de violences qui secoue depuis début octobre 2015 les Territoires palestiniens, Israël et Jérusalem a coûté la vie à 235 Palestiniens, 36 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l'AFP.

La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques, la grande majorité d'entre elles perpétrées à l'arme blanche.

D'autres ont été tués pendant des manifestations ou des heurts, et certains dans des raids israéliens sur la bande de Gaza.

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