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23/10/2016 08:08 EDT | Actualisé 24/10/2017 01:12 EDT

Coupe du monde - Sölden/Géant - Pinturault: "l'hiver est long"

Alexis Pinturault, tout en savourant son succès dans le géant de Sölden dimanche, pour les trois coups de la Coupe du monde de ski alpin, ne s'enflamme pas pour autant quand on évoque le gros globe de cristal.

"L'hiver est long", souligne le skieur de Courchevel, qui a terminé chaque fois troisième au classement général des trois dernières saisons.

Q: David Chastan, directeur de l'équipe de France, parle de course parfaite. Est-ce votre sentiment?

R: "Deux manches justes, c'est sûr. Mon ski a été constant. La neige était particulière aujourd'hui et, sur ce genre de neige, on fait de petites fautes. Mais quand on perd de la vitesse, surtout en des points clés, ça peut être difficile de la récupérer."

Q: Sölden, est-ce spécial?

R: "Lors de la première course, on ne sait jamais où on se situe, on n'a pas pris le rythme des courses, on n'a plus réellement nos repères par rapport à l'heure des réveils, notre échauffement, l'heure de monter au départ, même si pas mal de choses sont ancrées. Ca donne toujours la sensation d'inconnu. Il y a eu des Sölden où je suis reparti avec des résultats qui étaient peut-être surprenants par rapport aux sensations que je pouvais avoir sur le moment, notamment l'an dernier, mon moins bon résultat (5e, en cinq participations, ndlr). J'aime cette piste, je suis toujours dans le coup."

Q: Un succès à l'ouverture peut-il baliser la saison?

R: "Ca fait du bien, ça fait plaisir. Au moins, on sait où on se situe, on sait que les choses sont bien en place. Après, l'hiver est long. Ce n'est pas parce qu'on est bon ici qu'on est bon sur l'ensemble de l'hiver. Il y a encore pas mal de boulot. Certains sont encore un peu courts ici. L'avance que j'ai sur Marcel Hirscher ne veut pas dire grand-chose. D'une course sur l'autre, ça change tout le temps. Ce qui est bien c'est que je suis sur le podium et surtout à la première place."

Q: Marcel Hirscher dit que vous avez trouvé quelque chose de spécial en géant...

R: "J'ai juste récupéré après ma commotion cérébrale à Beaver Creek (le 6 décembre 2015 en géant). Quand je suis tombé, j'étais en tête. Le ski était là. Après, il a fallu récupérer de la fatigue et c'était plus long que je ne l'espérais."

Q: Avec 16 victoires en Coupe du monde, avez-vous dépassé Jean-Claude Killy?

R: "Certains pensent que je passe devant, d'autres non (à l'époque les victoires aux JO étaient comptabilisées en Coupe du monde, soit 15+3=18, ndlr). Mais ce n'est pas vraiment mon objectif. Jean-Claude reste la marque française du ski alpin et je trouve toujours flatteur qu'on me compare à lui. Il a arrêté à 25 ans et je tiens à le souligner. Moi, je suis là pour prendre du plaisir et skier fort. Jean-Claude Killy est un des plus grands skieurs de l'histoire. En ce moment, il y en aussi de très bons et ça rend la compétition très intéressante."

Propos recueillis en point presse.

asc/pel