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Lisée demande des explications à Philippe Couillard sur l'affaire Sklavounos

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, met en doute le fait que le premier ministre du Québec n'ait pas été au courant de la plainte pour agression sexuelle déposée en mars dernier contre son député de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos.

Lors d'une mêlée de presse samedi, Jean-François Lisée a rappelé que des mécanismes étaient prévus lorsqu'une plainte est déposée contre un membre de l'Assemblée nationale, afin d'en informer le bureau du chef du parti.

Philippe Couillard a soutenu vendredi qu'il avait appris les informations en même temps que tout le monde et qu'il ignorait tout des allégations d'agression sexuelle qui visent Gerry Sklavounos, qui a été exclu du caucus jeudi, et qui siège désormais comme indépendant.

Jean-Marc Fournier également pointé du doigt

Le chef du PQ soutient également que le leader parlementaire du gouvernement Jean-Marc Fournier avait été informé d'une plainte déposée par une attachée politique du Parti québécois au moment où il était chef intérimaire du Parti libéral.

L'ancienne attachée politique s'était plainte du député Gerry Sklavounos pour des comportements inappropriés en 2012-2013. M. Lisée soutient que la plainte avait été transmise au whip du Parti libéral et que les comportements avaient cessé. À l'époque, Jean-Marc Fournier était chef par intérim du Parti libéral alors que Gerry Sklavounos était son leader parlementaire adjoint.

Le chef de l'opposition critique le fait que Gerry Sklavounos soit demeuré leader adjoint du parti et qu'il ait été reconduit dans ces fonctions par le premier ministre Philippe Couillard après l'élection du Parti libéral en 2014.

« Que Jean-Marc Fournier [l'ignorait], et s'il le savait, qu'il ne partage pas cette information avec Philippe Couillard au moment de désigner M. Sklavounos comme leader adjoint, ça dépasse notre capacité d'imagination », dit-il.

Bien que Gerry Sklavounos n'ait pas été formellement accusé, Québec solidaire a demandé sa démission comme député. La députée Nathalie Roy de la Coalition avenir Québec a également invité le député de Laurier-Dorion à « réfléchir très sérieusement » à la possibilité de démissionner.

Le chef du Parti québécois a toutefois refusé d'aller aussi loin, rappelant l'importance de la présomption d'innocence et préférant laisser les policiers faire leur travail.

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