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21/10/2016 04:39 EDT | Actualisé 21/10/2016 04:39 EDT

Présidentielle américaine: Clinton reprend la route, Trump attaque Michelle Obama

Hillary Clinton a repris la route vendredi pour son premier meeting depuis une semaine, de plus en plus confiante dans sa victoire à l'élection présidentielle du 8 novembre, alors que Donald Trump attaquait publiquement Michelle Obama.

Après un dîner caritatif jeudi soir à New York, où les deux candidats à la Maison Blanche s'étaient retrouvés sans plaisir pour un échange imposé de plaisanteries, Mme Clinton était attendue dans l'Ohio (nord), un des Etats-clés où se jouera l'élection. Elle y est au coude à coude avec Donald Trump dans les derniers sondages, alors que jamais aucun républicain n'a gagné la Maison Blanche sans l'Ohio, dans l'histoire récente.

Lors d'un meeting à Fletcher en Caroline du Nord (sud-est), le candidat républicain, qui a expliqué qu'il travaillait "de plus en plus dur" et allait "continuer pendant 19 jours" --l'élection est dans 18 jours-- a attaqué la Première dame Michelle Obama, très critique à son encontre, mais qu'il avait jusque-là épargnée.

"Tout ce qu'elle veut, c'est faire campagne", a-t-il déclaré. "Je vois qu'elle aime beaucoup Hillary. Mais n'a-t-elle pas elle-même dit à l'origine que si vous n'êtes pas capable de prendre soin de votre foyer... alors vous ne pouvez pas vous occuper de la Maison Blanche ou du pays," a-t-il interrogé.

Faisant campagne pour son mari lors des primaires démocrates où il était opposé à Hillary Clinton avant la présidentielle de 2008, Mme Obama avait déclaré dans ce qui semblait faire allusion aux infidélités de Bill Clinton: "L'un des aspects importants de cette élection est de trouver un exemple pour la famille. Et je pense que si on n'est pas capable de gérer sa propre maison, on ne peut absolument pas gérer la Maison Blanche".

Indicateurs positifs pour Hillary

A deux semaines et demie de l'élection, tous les indicateurs semblent au vert pour Mme Clinton.

La moyenne des derniers sondages au niveau national donne à la démocrate, qui a dominé le dernier débat présidentiel mercredi, une avance confortable de 6 points, à 45,2% des intentions de vote contre 39,2% pour Donald Trump et 6,4% pour le candidat libertarien Gary Johnson.

Et elle est en tête dans 10 des 13 Etats-clés du scrutin, notamment en Floride, Pennsylvanie, Michigan et Caroline du Nord, Etats sans lesquels une victoire de Donald Trump semble impossible.

Donald Trump a choqué même son propre camp en refusant de s'engager à reconnaître le résultat de l'élection présidentielle lors du débat mercredi: un fait sans précédent dans les annales politiques américaines, qui lui a valu d'être accusé par le président Barack Obama de "saper notre démocratie".

Le camp Clinton espère désormais une victoire massive le 8 novembre, caressant aussi l'espoir de reprendre le Sénat actuellement aux mains des républicains.

Tous les poids lourds démocrates sont mobilisés sur le terrain pour cette dernière ligne droite.

Vendredi, l'ancien président Bill Clinton a entamé un voyage en bus de deux jours en Floride.

Barack Obama s'était déjà rendu jeudi dans cet Etat-clé du sud-est. Michelle Obama avait été dépêchée dans l'Arizona (sud-ouest), Etat traditionnellement républicain où Mme Clinton est désormais en tête. Egalement en campagne jeudi: le vice-président Joe Biden dans le New Hampshire (nord-est) et le colistier de Mme Clinton Tim Kaine en Caroline du Nord.

Donald Trump, qui depuis plusieurs jours dénonce une élection qui sera selon lui "truquée" --d'où son refus de s'engager à en reconnaître le résultat sauf s'il gagne-- devait aussi faire campagne vendredi en Pennsylvanie.

Il apparaît de plus en plus seul. En public, il ne peut plus guère compter que sur le soutien de son équipe, de sa famille, et de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani. Même le gouverneur du New Jersey Chris Christie, pourtant chargé d'organiser sa transition si Donald Trump l'emporte, a semblé prendre ses distances ces derniers jours, refusant de répondre à une journaliste lui demandant s'il était fier de la campagne Trump.

Le directeur politique national de la campagne Trump, Jim Murphy, a aussi annoncé qu'il "prenait du recul" par rapport à la campagne, selon le site Politico.

Donald Trump continuait pourtant à affirmer vendredi, à ses supporteurs toujours aussi enthousiastes, "je pense vraiment que nous allons gagner".

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