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20/10/2016 08:36 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Washington promet une réponse "massive" à tout usage de l'arme nucléaire par Pyongyang

Le ministre américain de la Défense Ashton Carter a condamné un tir raté de missile mené jeudi par la Corée du Nord, promettant une réponse "massive" à toute utilisation de l'arme nucléaire par Pyongyang.

"Nous condamnons fermement l'essai de la nuit dernière", a déclaré M. Carter lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-coréen Han Min-Koo à Washington.

"Ne vous trompez pas: non seulement nous mettrons en échec toute attaque contre l'Amérique ou nos alliés mais nous répondrons de manière massive et efficace à toute utilisation d'armes nucléaires", a-t-il ajouté.

La Corée du Nord a mené jeudi ce qui semble être son deuxième tir raté d'un puissant missile de portée intermédiaire en moins d'une semaine, mais les experts préviennent qu'il pourrait être opérationnel dès l'année prochaine.

Le missile, un Musudan --susceptible en théorie de toucher les bases américaines jusque sur l'île de Guam, dans le Pacifique nord-- a explosé peu après son lancement aux environs de 6H30 (22H00 GMT mercredi), selon les armées sud-coréenne et américaine.

A l'issue de consultations mercredi avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Yun Byung-se, celui de la Défense Han Min-koo et le chef du Pentagone, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait souligné qu'en cas d'utilisation par la Corée du Nord de l'arme nucléaire, elle s'exposerait à une "riposte efficace et accablante".

M. Kerry avait également confirmé le déploiement imminent en Corée du Sud de THAAD, un bouclier antimissiles américain sophistiqué destiné à faire face aux menaces nord-coréennes.

La France a elle aussi condamné jeudi ce tir raté.

"Ces nouvelles provocations inacceptables violent la résolution 2270 du Conseil de sécurité de l'ONU (...) et constituent une menace à la paix et à la sécurité régionales et internationales", a affirmé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Romain Nadal, dans un communiqué.

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait condamné le précédent tir, survenu samedi, alors même qu'il débat de nouvelles sanctions contre Pyongyang en réaction à son cinquième essai nucléaire, mené le 9 septembre.

Il s'agit du second lancement raté en moins d'une semaine d'un missile Musudan. D'une portée théorique comprise entre 2.500 et 4.000 kilomètres, ce missile pourrait, dans la fourchette basse, atteindre la Corée du Sud ou le Japon, et dans sa fourchette haute, toucher l'île de Guam.

wat/are/elm