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20/10/2016 07:02 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Une flotte navale russe surveillée par les Britanniques en mer du Nord

Une flotte navale russe de huit navires, en route pour les côtes syriennes, était surveillée jeudi en mer du Nord par une frégate britannique, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la Marine britannique.

Cette flotte, l'une des plus importantes de ces dernières années à passer au large des côtes britanniques, selon le porte-parole, comprenait l'unique porte-avions russe en service, l'Amiral Kouznetsov, le croiseur Piotr Veliki, le navire de guerre Vice Amiral Koulakov et des navires anti-sous-marins. Le porte-avions a notamment à son bord des avions de chasse MiG29 et des hélicoptères d'attaques, selon la Flotte russe.

Elle a été placée sous la surveillance de la frégate britannique HMS Richmond qui a été rejointe par le navire de guerre HMS Duncan.

Ce déploiement russe intervient quelques semaines après l'annonce par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou que le porte-avions russe, dépendant de la flotte nord, serait envoyé en Méditerranée orientale pour renforcer les forces navales russes dans la zone.

Un responsable de l'Otan a estimé que ce déploiement "n'inspirait pas confiance" quant aux motivations de Moscou dans la recherche d'une solution politique à la guerre en Syrie.

"Il y a des plans en place pour que les Marines de l'Otan surveillent les navires russes lors de leur avancée vers la Méditerranée", a indiqué à l'AFP ce responsable.

Plus tôt dans la semaine, la flotte russe a été surveillée par la Marine et les avions norvégiens lorsqu'elle est passée dans les eaux internationales au large du pays.

Selon le porte-parole de la Marine britannique, interrogé par l'AFP, c'est la présence de "plusieurs navires et de leur porte-avions qui rend cela inhabituel".

"Ils se comportent très bien", a-t-il toutefois ajouté, précisant qu'ils communiquaient avec les gardes-côtes.

En Syrie, le régime syrien et son allié russe ont suspendu depuis deux jours leurs raids aériens visant les quartiers Est d'Alep, où vivent quelque 250.000 personnes.

La Russie a accepté de prolonger jusqu'à samedi soir la trêve à Alep (nord de la Syrie), comme l'avait promis auparavant l'armée syrienne.

A Bruxelles, le président du Conseil européen Donald Tusk a affirmé jeudi que l'Union européenne devait garder "ouverte" la possibilité de sanctionner la Russie pour ses actions en Syrie si les bombardements de civils se poursuivent.

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