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20/10/2016 06:44 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Une allégation d'agression sexuelle visant un député libéral sème l'émoi

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a ordonné que des vérifications soient faites au sein de son caucus, après qu'une femme eut allégué avoir été victime d'une agression sexuelle commise par un député toujours en poste.

L'allégation en question a été lancée publiquement par une jeune femme qui a pris le micro à l'occasion d'un rassemblement organisé mercredi soir à l'Université Laval pour soutenir les victimes d'une série d'agressions survenues dans les résidences du campus. Elle a par la suite publié un message sur son compte Facebook, message qui a depuis, été retiré.

« Bien sûr, j'ai pris connaissance de ça ce matin », a commenté le premier ministre Couillard, jeudi matin. « Comme vous, je suppose. Si je comprends l'article qui m'a été relaté, elle aurait porté plainte à la police à ce moment-là. »

« Ceci dit, j'ai demandé au whip du gouvernement, avec quelqu'un de mon cabinet, de faire quand même des vérifications auprès de chacun des élus. Bien sûr, c'est une situation délicate, il faut que les droits des gens soient respectés », a-t-il ajouté.

« Je veux qu'on fasse les vérifications », a encore dit M. Couillard. « Je ne suis pas un enquêteur, je ne suis pas un policier. Mais je veux que, parmi mon équipe d'élus, chacun soit rencontré et qu'on puisse leur demander. »

Lorsqu'un journaliste s'est montré sceptique que quiconque se dénonce ainsi, le premier ministre a répondu :  « Qu'avez-vous d'autre à me suggérer? ».

M. Couillard a dit ne pas savoir si une plainte avait officiellement été déposée dans ce dossier, ni s'il est exact, comme le veulent des rumeurs, que des gens ont découragé la jeune femme de porter plainte.

« Tout ça va bien sûr, je suppose, faire l'objet des vérifications que les forces policières font actuellement... ont déjà fait habituellement », a dit le premier ministre. La police, « elle vous entend parler, elle vous lit, tout le monde, et là je crois qu'il y aura probablement des suites, soit qu'ils vont reprendre les vérifications », a-t-il ajouté par la suite.

Le premier ministre n'a pas caché qu'il est indisposé par cette affaire. « Oui, oui, écoutez, moi j'ai une fille et une petite-fille, et quand je vois ça, ça me renverse. Je veux que les femmes du Québec se sentent en sécurité partout, notamment sur les campus étudiants », a-t-il affirmé.

Plus de détails à venir.