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20/10/2016 12:18 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Un regard sur les pertes d'emplois subies cette année dans les médias

TORONTO — Les médias imprimés au pays ont perdu bien des joueurs cette année, les plans de départ volontaire et les mises à pied faisant partie du paysage médiatique régulier depuis quelque temps. Postmedia a annoncé jeudi qu'il prévoyait réduire ses dépenses salariales de 20 pour cent grâce à un programme de départs volontaires, tout en admettant que les mises à pied étaient possibles si sa cible n'était pas atteinte.

Voici une liste des autres coups durs subis par le secteur des médias imprimés depuis le début de 2016.

19 janvier: Postmedia annonce la suppression d'environ 90 emplois et la fusion des salles de nouvelles de quatre villes afin de réduire les coûts et pallier une baisse de revenus. L'entreprise possède deux journaux dans chacune des villes suivantes: Ottawa, Calgary, Edmonton et Vancouver.

9 août: Torstar, l'entreprise propriétaire du «Toronto Star», annonce la mise à pied de plus de 50 employés, majoritairement des travailleurs de sa salle de rédaction ou affectés à son édition pour tablette électronique. La compagnie attribue sa décision au déclin constant des revenus publicitaires dans l'imprimé. Vingt-deux employés, dont 19 travailleurs à temps plein de la salle de rédaction du «Toronto Star», font partie des personnes qui perdent leur emploi.

8 septembre: Le «Globe and Mail» offre un programme de départ volontaire à 40 de ses quelque 650 employés. L'éditeur et chef de la direction, Phillip Crawley, précise que les départs seront bouclés d'ici la fin novembre.

30 septembre: Rogers Media annonce une transformation de ses magazines en réponse au déclin des abonnements et des revenus publicitaires. «Flare», «Sportsnet», «MoneySense» et «Canadian Business» deviennent ainsi des magazines en ligne uniquement, tandis que «Maclean's», «Chatelaine» (version anglaise) et «Today's Parent» voient leur nombre de publications réduit. Rogers met également en vente ses magazines en français — «L'Actualité», «Loulou» et «Châtelaine» — et ses publications interentreprises. Le géant médiatique admet que des pertes d'emplois sont à prévoir, sans pouvoir dire combien.