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20/10/2016 18:25 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Trump et Clinton ont diverti les invités du gala de la fondation Al Smith

NEW YORK — Après une série de débats acrimonieux, Hillary Clinton et Donald Trump ont participé à un dernier événement ensemble avant l'élection présidentielle du mois de novembre, et cette fois-ci, ils se devaient de faire rire la galerie. Or, ce n'est pas tout le monde qui a ri de bon coeur.

Les candidats à la présidence ont pris part au dîner annuel de la fondation Alfred E. Smith, à New York, un gala qui, chaque quatre ans, devient un événement politique.

Selon la tradition, les politiciens doivent livrer des discours humoristiques pour taquiner leur adversaire — une coutume qui semble difficile à imaginer alors que la campagne actuelle s'est révélée souvent tendue entre M. Trump et Mme Clinton.

La démocrate et le républicain étaient assis à côté du cardinal de New York, Timothy Dolan, qui séparait les deux adversaires politiques, qui ne se sont pas serré la main ou salués en arrivant dans la salle.

Mais l'arrière-petit-fils d'Alfred E. Smith — qui porte le même nom que son arrière-grand-père — est parvenu à détendre l'atmosphère. M. Smith a raconté à la blague que M. Trump s'était approché de Mme Clinton avant l'événement pour lui demander comment elle allait, ce à quoi elle avait répondu: «Ça va, mais maintenant, sors des toilettes pour femmes».

M. Smith a aussi taquiné Mme Clinton, soulignant que plusieurs banquiers de Wall Street étaient présents dans la salle, lui demandant toutefois de se retenir de collecter des dons.

Dans son discours, Donald Trump a surtout fait des blagues sur sa rivale, soulignant qu'il s'agissait du «plus grand rassemblement de sa campagne».

La foule semble avoir été moins ravie de ses commentaires lorsqu'il a dit que Mme Clinton était corrompue et qu'elle «prétendait» ce soir-là de ne pas détester les catholiques.

De son côté, Hillary Clinton a fait preuve d'autodérision avant de s'attaquer à son adversaire.

«J'ai dit non à certaines blagues que je trouvais trop exagérées, mais j'imagine que vous pourrez juger par vous-mêmes sur Wikileaks dans quelques jours», a-t-elle déclaré, faisant référence aux nombreux courriels de sa campagne qui ont été publiés par l'organisation.

Se retournant vers M. Trump, Mme Clinton a dit qu'elle avait hâte d'entendre son colistier, Mike Pence, nier tout ce que son candidat à la présidence venait de dire. M. Pence a souvent dû expliquer les déclarations incendiaires de Donald Trump lors de la campagne.

Depuis les années 1960, au moins un des candidats à la présidence participe chaque année électorale à l'événement, qui donne l'occasion aux candidats de croiser le fer une dernière fois avant le scrutin.