NOUVELLES
20/10/2016 06:51 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Terrorisme: deux motards bruxellois condamnés à 3 et 6 ans de prison

Deux membres d'un groupe de motards bruxellois, les "Kamikaze Riders", ont été condamnés jeudi pour "appartenance à un groupe terroriste" lié à la mouvance jihadiste, a rapporté l'agence de presse Belga.

L'arrestation fin 2015 des deux hommes, Saïd Saouti, 30 ans, condamné à 6 ans de réclusion, et Mohamed Karay, 27 ans, condamné à 3 ans (avec sursis partiel), avait mis la Belgique en émoi et provoqué l'annulation du feu d'artifice du Nouvel an à Bruxelles en raison de craintes d'attentats.

Les deux hommes étaient à l'époque soupçonnés d'avoir planifié une attaque du même type que les attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre.

Au terme de l'enquête, au cours de laquelle ni armes ni explosifs n'ont été retrouvés, le parquet avait demandé un non-lieu pour les accusations portant sur la planification d'un attentat.

Saïd Saouti et Mohamed Karay ont toutefois été reconnus coupables de "participation aux activités d'un groupe terroriste" à l'issue d'un procès qui s'est déroulé en septembre devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.

Saïd Saouti a également été déclaré coupable d'avoir recruté des personnes en vue de commettre des "infractions terroristes". Le tribunal s'est fondé sur les nombreuses vidéos faisant l'apologie du jihadisme qu'il avait postées sur internet.

Ils ont en revanche été lavés de l'accusation d'avoir donné des instructions ou des formations pour la fabrication d'explosifs et le maniement d'armes. Ces accusations découlaient de leur participation à des parties d'"air soft", un jeu où l'on utilise des armes factices et que le procureur considérait comme un entraînement militaire.

En fin de procès, Saïd Saouti avait exprimé ses regrets d'avoir tenu des propos radicaux sur les réseaux sociaux.

"Je me rends compte maintenant des conséquences de mes propos. Je me rends compte que j'ai parlé de choses que je ne connaissais pas", avait-il déclaré.

Mais la procureure, lors de son réquisitoire, a déclaré qu'elle ne croyait "absolument pas à la prise de conscience" de Saïd Saouti et avait réclamé une peine de 7 ans de prison à son encontre.

siu/agr/prh