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20/10/2016 06:39 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Syrie/sanctions contre la Russie: "Toutes les options sont ouvertes" (Hollande)

Le président français François Hollande a affirmé jeudi à son arrivée au sommet européen de Bruxelles que "toutes les options (étaient) ouvertes" quant à d'éventuelles sanctions contre la Russie pour son rôle dans le siège et le bombardement d'Alep (nord de la Syrie).

"Toutes les options sont ouvertes dès lors qu'il n'y aurait pas de trêve qui serait respectée (à Alep) et dès lors qu'il y aurait cette volonté d'écraser une ville, Alep, une ville martyre", a déclaré le chef de l'Etat français devant la presse.

"Aujourd'hui, la priorité, c'est de prolonger la trêve", a-t-il souligné, alors que la Russie a accepté de prolonger jusqu'à samedi soir une trêve commencée jeudi à Alep, comme l'avait promis auparavant l'armée syrienne.

"Hier soir, toute la nuit, avec la chancelière (allemande) Angela Merkel, nous avons fait pression sur (le président russe) Vladimir Poutine pour qu'il fasse son devoir, c'est-à-dire faire la trêve, cesser les bombardements, plutôt que de continuer à agir en soutien au régime syrien", a-t-il poursuivi, en écho à la rencontre des trois dirigeants à Berlin.

M. Hollande a indiqué arriver à Bruxelles avec l'intention de "convaincre les Européens que nous devons mettre toute la pression nécessaire pour que la trêve puisse être prolongée, que l'aide humanitaire puisse être acheminée auprès de cette population martyre et qu'ensuite, une discussion politique puisse avoir lieu sur l'avenir de la Syrie".

Les dirigeants des 28 pays de l'UE, qui évoqueront jeudi soir le rôle de la Russie dans le siège d'Alep en Syrie, envisagent eux-aussi "toutes les options, y compris des sanctions supplémentaires" ciblant "les soutiens du régime" sans exclure la Russie, selon un projet d'accord consulté par l'AFP.

"Tout ce qui peut être de l'ordre de la menace peut être utile", avait déjà prévenu M. Hollande dans la nuit de mercredi à jeudi à Berlin.

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