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20/10/2016 16:48 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Syrie: l'UE envisage "toutes les options disponibles" si les atrocités continuent

L'Union européenne a "fermement condamné" jeudi soir "les atrocités" commises par le régime syrien et son allié russe à Alep, et souligné que "toutes les options disponibles" étaient envisagées si ces attaques se poursuivent, selon les conclusions adoptées par les 28.

Mais le texte final diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi ne mentionne plus le recours possible à "des mesures restrictives (sanctions, ndlr) complémentaires" visant des "soutiens" du régime de Damas, comme le faisait un projet d'accord consulté jeudi matin par l'AFP.

"L'Union européenne est en train d'envisager toutes les options disponibles si les atrocités continuent", peut-on lire dans les conclusions finalement adoptées.

Les 28 y demandent aussi "une cessation immédiate des hostilités" à Alep, comme l'a rappelé Donald Tusk, président du Conseil européen, qui représente les 28 Etats membres.

"Tout devrait être fait pour étendre le cessez-le-feu, apporter l'aide humanitaire à la population civile et créer les conditions pour ouvrir des négociations sur une transition politique en Syrie", selon le texte des conclusions.

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a reconnu implicitement qu'il n'était pas favorable à la référence explicite à des sanctions pouvant cibler la Russie.

"Je crois que cela n'aurait pas de sens d'insérer ici une référence à des sanctions, et du reste c'est la même position que celle approuvée par les ministres des Affaires étrangères lundi" lors d'une réunion à Luxembourg, s'est félicité M. Renzi à l'issue du sommet.

M. Renzi a estimé que l'essentiel était "de faire toutes les pressions possibles pour arriver à un accord en Syrie".

"Je pense qu'il y un consensus assez large concernant les options stratégiques vis-à-vis de la Russie", a argué de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.

A propos de l'attitude de Moscou en Syrie, "on a compris qu'il faut une solution commune, il faut des compromis entre nous (...) Ce souhait d'aboutir à une voix unique a été une priorité", a-t-elle assuré.

Moscou est sous le feu des critiques des Occidentaux pour sa participation à l'offensive lancée depuis un mois par le régime syrien contre la partie est d'Alep, tenue par les rebelles

Les raids aériens russo-syriens ont été temporairement suspendus depuis mardi, mais l'incertitude demeure sur la durée de cette "pause humanitaire".

bur-mad/agr/gde