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20/10/2016 05:16 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Syrie: l'UE doit garder ouverte l'option des sanctions contre la Russie (Tusk)

L'Union européenne doit garder "ouverte" la possibilité de sanctionner la Russie pour ses actions en Syrie si les bombardements de civils se poursuivent, a affirmé jeudi le président du Conseil européen Donald Tusk.

"L'UE devrait garder ouvertes toutes les options, y compris des sanctions, si les crimes se poursuivent", a lancé M. Tusk à son arrivée à Bruxelles avant un sommet des 28 dirigeants de l'Union européenne.

Dès mercredi soir, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande avaient brandi la menace de sanctions contre Moscou, à l'issue d'une réunion à Berlin avec Vladimir Poutine.

Les "relations" entre l'UE et son "important voisin" sont au menu des discussions des 28 chefs d'Etat et de gouvernement jeudi soir, mais pour Donald Tusk, il serait "vraiment difficile, voire impossible" d'évoquer ce dossier "sans se référer aux attaques contre les populations civiles et les hôpitaux à Alep".

Selon un projet de conclusions du sommet que l'AFP a pu consulter, les 28 n'écartent pas de sanctionner "les soutiens du régime" de Bachar al-Assad, condamnant fermement les attaques contre des civils à Alep conduites par "le régime syrien et ses alliés, particulièrement la Russie, et ont l'intention d'appeler à "une cessation immédiate des hostilités".

Depuis deux jours, le régime syrien et son allié russe ont suspendu leurs raids aériens visant les quartiers Est d'Alep, où vivent quelque 250.000 personnes.

La Russie a accepté de prolonger jusqu'à samedi soir la trêve à Alep, a indiqué jeudi un porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaire de l'ONU (Ocha).

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