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20/10/2016 08:17 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

La Belgique renforce les contrôles à la frontière française avant le démantèlement du camp de Calais

La Belgique "fera tout" pour qu'aucun camp de tentes ne s'installe sur son territoire et renforcera dès samedi son dispositif policier à la frontière avec la France, où le vaste camp de migrants de Calais (nord) doit être démantelé dans les prochains jours, a indiqué jeudi le ministère belge de l'Intérieur.

"Le ministre (de l'Intérieur, Jan Jambon) fera tout pour qu'un camp de tentes ne s'installe pas en Belgique", a indiqué son cabinet dans un message transmis à l'AFP.

Un "renforcement de la police fédérale (belge) aura lieu dès ce samedi dans la zone frontalière : 50 personnes samedi et 120 en tout" à partir de lundi, a précisé le même source, indiquant que ce dispositif sera maintenu "tant que nécessaire".

Le ministère belge souligne que les "services de police belge et français travaillent en étroite collaboration" pour empêcher l'arrivée de migrants en Belgique en provenance de Calais, mais aussi pour "briser les réseaux de trafiquants d'êtres humains".

Fin septembre, la collaboration entre les deux pays avait connu un sérieux couac lorsque deux policiers belges qui étaient en train de déposer treize migrants au bord d'une route, du côté français de la frontière, avaient été interpellés par leurs collègues français.

L'incident, minimisé à Bruxelles, avait été considéré comme un début d'incident diplomatique par Paris.

Lorsqu'une première partie du camp de Calais, surnommé "la jungle", avait été démantelée en février 2016, la Belgique avait temporairement dérogé aux règles de Schengen (l'espace de libre circulation dans 26 pays européens) en rétablissant des contrôles systématiques à sa frontière avec la France pendant plusieurs mois.

Pendant la première semaine de ces contrôles, la Belgique avait refoulé plus de 600 personnes, mais aucun camp similaire à celui de Calais n'avait vu le jour dans les communes touristiques de la Côte belge.

La Belgique avait cessé ces contrôles systématiques fin avril et privilégiait depuis lors des contrôles ciblés le long des axes connus comme des endroits de passage pour les migrants souhaitant se rendre clandestinement en Angleterre.

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