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20/10/2016 03:19 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Grand Prix d'Australie - Lorenzo contre Rossi, rien que pour l'honneur

Il y a un an, Jorge Lorenzo et Valentino Rossi étaient au centre d'une guerre sans merci pour le titre de champion du monde. Ce week-end en Australie, ils en seront réduits à se battre pour l'honneur d'être le premier dauphin de Marc Marquez, assuré du sacre depuis dimanche.

Trois courses, au cours desquelles 75 points seront distribués, sont encore au programme d'une saison qui a connu huit vainqueurs différents en 15 Grands Prix. Le podium final est donc loin d'être figé alors que 41 points séparent le 2e, Rossi, du 5e, Pedrosa (qui, encore convalescent, sera de nouveau remplacé par Nicky Hayden).

"Phillip Island aura des allures un peu étranges ce week-end car le Championnat est joué mais je voudrais réaliser une belle course et gagner!", a concédé Lorenzo. "Ce sera d'ailleurs mon objectif lors des trois courses à venir pour décrocher le titre de vice-champion", a souligné le lauréat 2015.

Difficile de faire un pronostic sur le nom du vainqueur dimanche car les trois premiers du classement actuel, Marquez, Rossi, Lorenzo, sont les trois derniers lauréats de cette course du bout du monde.

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas: s'il est sans enjeu cette saison, le GP d'Australie avait été en 2015 le point de départ d'une guerre comme la moto n'en avait plus vue depuis des années, entre l'Italien Rossi d'une part et les Espagnols Marquez et Lorenzo de l'autre.

Tout commence le 18 octobre 2015 à Phillip Island: Marquez a déjà perdu tout espoir de titre et Rossi l'accuse de piloter pour favoriser son compatriote Lorenzo.

- Marquez veut faire le spectacle -

La tension monte jusqu'au GP suivant, en Malaisie, où Marquez et Rossi entament un duel d'anthologie. Jusqu'à une chute de Marquez, que son équipe attribue à un coup de pied de Rossi pour le déstabiliser, ce que ce dernier conteste.

La guéguerre tourne quasiment à l'affaire d'Etat: les médias des deux pays et même les deux chefs de gouvernement, l'Espagnol Mariano Rajoy et l'Italien Matteo Renzi, prennent fait et cause pour leur champion. C'est finalement Lorenzo qui est sacré champion au terme du dernier Grand Prix, en Espagne.

Loin de ce final haletant, Marquez a décroché son troisième titre mondial en MotoGP (le 5e toutes catégories confondues) dès dimanche dernier au Japon. Un sacre précoce qu'il doit à un incident de course incroyable puisque Lorenzo et Rossi ont tous deux chuté.

Pour autant, Marquez ne veut pas s'endormir sur sa couronne. "On va essayer d'en gagner encore quelques-unes, notamment sur ce circuit que j'adore, car il faut penser au Championnat constructeurs et par équipes", a mis en garde le Catalan de 23 ans, qui a promis de faire le spectacle grâce à son style de pilotage ébouriffant.

En Moto2, le Français Johann Zarco a fait une excellente affaire au Japon, portant de un à vingt-et-un points son avance sur son principal rival pour le titre, l'Espagnol Alex Rins. En Australie, Zarco tentera de s'approcher un peu plus de son objectif: devenir le premier pilote Moto2 à conserver son titre depuis l'apparition de la catégorie en 2010.

Enfin, en Moto3, la course sera comme en MotoGP l'occasion d'un duel pour la 2e place du Championnat puisque le Sud-Africain Brad Binder est assuré du titre depuis fin septembre.

syd/pr/dhe