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20/10/2016 03:24 EDT | Actualisé 21/10/2017 01:12 EDT

Attaque à l'explosif à Budapest: un suspect arrêté

Les autorités hongroises ont annoncé jeudi l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir fait exploser une bombe artisanale qui a blessé deux policiers fin septembre à Budapest et dont les motivations restent mystérieuses.

Le suspect est un Hongrois sans passé judiciaire "arrêté pour suspicion de tentative de meurtre prémédité de plusieurs personnes dont des agents de la force publique, ainsi que pour usage de matériel explosif", a déclaré Imre Keresztes, procureur en charge des investigations, lors d'une conférence de presse.

Les enquêteurs avaient rapidement écarté l'hypothèse d'une attaque jihadiste mais aucune précision n'a été apportée sur les possibles motivations, ni sur les indices ayant mené à l'arrestation de cet homme, mercredi, dans la commune de Keszthely (sud-ouest), à 190 kilomètres de Budapest.

Selon le procureur, l'homme arrêté nie les accusations.

La police estime qu'il a agi seul pour faire exploser la bombe dont la déflagration avait secoué, le 24 septembre, une artère centrale de Budapest et blessé grièvement deux agents de police qui effectuaient une patrouille près de l'immeuble où l'engin avait été déposé.

"Cet acte cruel et brutal aurait pu entraîner des dégâts bien plus importants", a relevé le procureur.

Le chef de la police hongroise avait estimé au lendemain des faits que l'explosion était une attaque dont les policiers étaient la cible et que l'auteur avait cherché à les "exécuter".

L'explosion avait endommagé la façade du commerce au rez-de-chaussée de l'immeuble et soufflé des vitres de bâtiments et de voitures du quartier.

Des caméras de surveillance avaient enregistré l'image d'un homme présenté par la police comme le principal suspect.

Les faits s'étaient produits une semaine avant l'organisation par le Premier ministre hongrois Viktor Orban d'un référendum controversé contre les relocalisations de réfugiés voulues par l'Union européenne.

La campagne avait mis l'accent sur les problèmes de sécurité, le gouvernement faisant explicitement le lien entre migrants et terrorisme.

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