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Le fils de Jacques Delisle témoigne en faveur de son père

Présentant des entraves aux pieds, Jacques Delisle est arrivé d'un pas lent dans l'espace isolé réservé aux détenus de la salle d'audience du palais de justice de Québec mardi. Condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme, Nicole Rainville, l'homme de 81 ans tente de convaincre un juge de le remettre en liberté en présentant une nouvelle preuve basée sur les rapports de trois experts.

Un texte de Yannick Bergeron

Vêtu d'un veston bleu sur un chandail blanc, l'ex-juge a utilisé un appareil auditif fourni par la Cour pour l'aider à bien entendre le débat. Comme il l'a fait lors du procès, son fils Jean Delisle a décrit son père comme un homme attentionné et respectueux. « Un super pop », a illustré l'homme de 52 ans.

« Il n'a jamais levé le petit doigt sur personne », affirme Jean Delisle, affirmant que son père s'est occupé de sa mère de façon exemplaire après qu'elle eut été victime d'un accident vasculaire cérébral.

L'agente correctionnelle a fourni des mouchoirs à Jacques Delisle pour qu'il essuie ses pleurs pendant le témoignage de son fils.

Avant Jean Delisle, la défense a fait témoigner le vieil ami du détenu, Me Pierre Cimon. Les deux hommes étaient associés au sein du même cabinet d'avocats avant l'accession de Jacques Delisle à la magistrature en 1983. Ils sont toujours demeurés proches.

« C'était un homme à la fois exigeant, mais chaleureux dans les relations personnelles », a indiqué celui qui ne peut concevoir que son ami ait pu commettre un meurtre.

Les deux témoins se sont dits prêts à prendre des engagements financiers pouvant aller jusqu'à 100 000 $ chacun à titre de caution.

La défense fait entendre une troisième témoin, un pathologiste ontarien qui croit que les blessures sur le crâne de Nicole Rainville accréditent la thèse d'un suicide.

Nouvelle preuve de la poursuite

L'avocat de la poursuite, Me Michel Fortin a aussi indiqué qu'il souhaitait présenter une nouvelle preuve balistique.

Un expert du laboratoire médico-légal de Montréal a réalisé de nouvelles expertises que la Couronne compte utiliser.

Un des avocats de Jacques Delisle, Me Jacques Larochelle, a cependant expliqué au juge Benoît Moulin que la défense pourrait s'opposer à ce que ces nouveaux tests soient présentés en preuve.

L'audition de la demande de remise en liberté en Cour supérieure doit durer deux jours au palais de justice de Québec.

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