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17/10/2016 08:07 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Santé: les provinces doivent cesser de «quémander» à Ottawa, dit Maxime Bernier

OTTAWA — Alors que les ministres de la Santé sont réunis à Toronto, la plupart avec l'objectif de réclamer davantage d'argent d'Ottawa, Maxime Bernier propose de réformer le financement du système de santé pour responsabiliser les provinces et territoires.

En conférence de presse au parlement, lundi, le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada a proposé d'abolir le Transfert canadien en matière de santé (TCS) pour le remplacer par des points d'impôt d'une valeur équivalente aux provinces et territoires.

Ceux-ci cesseront ainsi de «quémander» constamment de l'argent au gouvernement fédéral et de «blâmer» Ottawa pour leur «propre incapacité à résoudre les problèmes» lorsque les listes d'attente s'allongent dans les hôpitaux, a soutenu le député Bernier.

Il est d'avis que le système actuel favorise une déresponsabilisation des administrations provinciales et territoriales. Ce système contrevient par ailleurs à la Constitution et mène à des «chicanes» comme celles qui risquent d'éclater à Toronto, a prédit M. Bernier.

Le Beauceron a dit partager l'opinion du ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, lequel a affirmé dans une entrevue avec La Presse canadienne que le gouvernement libéral pourrait attiser la flamme souverainiste s'il ne tendait pas l'oreille aux demandes Québec en matière de santé.

Le gouvernement de Justin Trudeau a confirmé au cours des dernières semaines qu'il maintenait le plan du précédent gouvernement conservateur de faire passer de six à trois pour cent le taux de croissance annuel des paiements de transfert en santé.

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, a toutefois promis d'autres enveloppes budgétaires qui seront consacrées à des secteurs en particulier, mais Québec ne veut rien entendre d'un financement avec des conditions, a prévenu à maintes reprises le ministre Barrette.