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17/10/2016 11:31 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

REM: on ne peut attendre que tout le monde soit d'accord, dit Couillard

MONTRÉAL — Il est impossible d'attendre que tous soient d'accord avant d'aller de l'avant avec le projet de train électrique proposé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a estimé lundi le premier ministre Philippe Couillard.

Depuis l'été, certaines voix se sont élevées pour exprimer des réserves à l'égard du mégaprojet de transport collectif de 5,5 milliards $ dont la mise en service est prévue en 2020.

Lors d'audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), le mois dernier, l'Union des producteurs agricoles s'était notamment inquiétée de la disparition d'hectares de bonnes terres agricoles au carrefour des autoroutes 10 et 30 à Brossard. De son côté, le maire de Laval, Marc Demers, y est allé d'une sortie pour demander que la troisième ville en importance au Québec soit mieux desservie par le Réseau électrique métropolitain (REM).

Lors d'une allocution à Verdun, M. Couillard a envoyé un message «très clair» en affirmant que les intervenants concernés étaient en «mode exécution», ajoutant que le projet «doit se réaliser».

En point de presse, par la suite, le premier ministre a affirmé que la Caisse allait faire «tout ce qui est possible de faire» pour que le tracé de 67 kilomètres puisse satisfaire le plus de gens possible.

Toutefois, «si (l'on) attend que tout le monde soit d'accord, on ne risque de ne jamais faire le projet», a-t-il ajouté.

Par l'entremise de sa filiale CDPQ Infra, la Caisse prévoit investir 3 milliards $ de ses propres fonds, le reste des 5,5 milliards $ devant provenir de Québec et d'Ottawa.

On ignore encore la proportion de l'argent qui sera investi par les gouvernements fédéral et provincial, mais M. Couillard, sans s'avancer sur un échéancier, a dit que l'architecture financière» serait bientôt réglée.