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17/10/2016 07:29 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

QS rejette l'idée d'une alliance avec le PQ pour battre les libéraux dans Verdun

MONTRÉAL — Si le chef péquiste Jean-François Lisée désire une alliance pour l'élection complémentaire dans la circonscription montréalaise de Verdun — une forteresse libérale —, il n'a qu'à se rallier derrière la candidate de Québec solidaire, affirme le parti de gauche.

En opposant une autre fin de non-recevoir à la proposition du nouveau chef du Parti québécois, lundi en point de presse, Québec solidaire a accusé M. Lisée de vouloir dialoguer par les médias plutôt que directement.

«Ce qui me fascine, c'est que lorsqu'on veut discuter avec des gens, on n'utilise pas des moyens de pression, a déploré la députée Manon Massée, accompagnée de la candidate solidaire dans Verdun, Véronique Martineau, ainsi que du président du parti, Andrés Fontecilla. Cette main tendue m'apparaît beaucoup plus comme une pelure de banane.»

En fin de semaine, M. Lisée avait invité la formation de gauche à réfléchir encore quelques jours avant de refuser son offre. Le Parti québécois proposait à Québec solidaire et au Parti vert une investiture commune pour désigner un candidat dans Verdun qui, s'il est élu, siégerait comme indépendant à l'Assemblée nationale.

Malgré cette main tendue de M. Lisée, la formation de gauche affirme qu'il n'y a jamais eu d'approche formelle effectuée par le Parti québécois.

Estimant que le déclenchement de l'élection est imminent, les trois représentants de Québec solidaire ont plutôt invité M. Lisée à ne pas présenter de candidat péquiste dans Verdun afin d'y déloger le Parti libéral du Québec.

Un sondage péquiste montre que sans alliance, les libéraux devraient gagner Verdun, tandis qu'un front commun du Parti québécois et de Québec solidaire placerait cette alliance au coude à coude avec eux.

«Je veux rassurer M. Lisée, a dit Mme Martineau. Il dit vouloir une candidate progressiste à l'Assemblée nationale. J'en suis une. Le PQ a l'opportunité de ne pas présenter de candidature contre moi.»

La circonscription de Verdun est vacante depuis la démission de Jacques Daoust, qui était ministre des Transports, dans la foulée de la controverse entourant la vente des actions de Rona par Investissement Québec. C'est Isabelle Melançon, chef de cabinet de la ministre de l'Enseignement supérieur Hélène David, qui est la candidate libérale.

Quant à une éventuelle convergence entre le Parti québécois et Québec solidaire pour les élections provinciales de 2018, Mme Massé a affirmé qu'il était trop tôt pour en discuter, ajoutant que ce sont les membres de la formation politique qui auront à se prononcer sur la question.

«C'est déjà enclenché, a-t-elle affirmé. Au moins de novembre, en conseil national, il y a une première partie du débat (...) et cela devrait aboutir au congrès de mai 2017.»