NOUVELLES
17/10/2016 15:01 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Pas d'obligation de transformer le diamant au Québec

Le gouvernement Couillard a définitivement fermé la porte à ce qu'une partie de la transformation du diamant soit obligatoirement faite dans la province. C'est ce qu'a appris Radio-Canada quelques jours avant l'ouverture officielle de la mine de diamants Stornoway dans le Nord québécois. 

Un texte de Jean-François Deschênes

d'après les informations de Michel-Félix Tremblay

Malgré l'engagement de l'ancien premier ministre Charest, le gouvernement Couillard ne forcera pas la compagnie Stornoway à transformer une partie de sa production dans la province.

Pourtant, les Québécois sont propriétaires de 29 % de la minière et la stratégie minérale adoptée par les libéraux en 2009 précise que 10 % des diamants extraits au Québec doivent être « valorisés au Québec ». Une règle du genre a d'ailleurs été adoptée par le gouvernement ontarien.

Déception à Matane 

La nouvelle amène son lot de déception à Matane, où on caressait toujours la relance d'un projet d'usine de taille de diamants.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, demande d'ailleurs des explications.

De plus, indique le document gouvernemental, Stornoway a obtenu son bail minier en 2012, soit un an avant l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi plus contraignante concernant la transformation au Québec.

Résultat, sans volonté politique, presque impossible de voir émerger un projet d'usine de taille de diamants au Québec, croit le maire de Matane Jérôme Landry.

« On reviendrait au même problème qu'il y avait à l'époque, une très grande difficulté à obtenir des diamants de qualité et d'être compétitifs par rapport aux autres grandes tailleries dans le monde. »

L'aventure diamantaire a débuté à la fin des années 1990 avec l'ouverture d'une école de taille de diamant et s'est terminée une dizaine d'années plus tard avec la fermeture de l'entreprise Diarought en 2009.