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17/10/2016 01:15 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Monténégro: le Premier ministre serbe ne croit pas au complot

Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic ne croit pas que les Serbes arrêtés dimanche au Monténégro, soient responsables d'avoir ourdi un complot pour isoler le Premier ministre Milo Djukanovic et proclamer la victoire de partis d'opposition aux législatives de dimanche.

Vingt Serbes, dont le chef présumé est un général de la gendarmerie de Serbie à la retraite Bratislav Dikic, ont été arrêtés au Monténégro, où ils auraient projeté de commettre des "attaques" contre l'Etat et ses représentants.

"Je voudrai voire et entendre des informations sérieuses sur le fait qu'il (Bratislav Dikic, ndlr) planifiait des actes terroristes", a déclaré M. Vucic à l'agence Tanjug.

"Personnellement je n'y crois pas, tenant compte des informations dont nous disposons", a-t-il dit.

Le Premier ministre s'est déclaré prêt à présenter ses excuses aux autorités monténégrines s'il a tort.

"Je dirai bravo vous avez accompli un très bon travail, cela, bien sur, si l'on me soumet des informations (prouvant la culpabilité des suspects, ndlr), mais jusqu'à présent nous ne les avons pas reçues", dit M. Vucic.

Des employés de l'ambassade de Serbie au Monténégro ont rendu visite à pluisieurs suspects arrêtés, répondant à des demandes transmises par le biais de leurs avocats, a précisé le Premier ministre.

Selon la police et la justice monténégrines, les complotistes présumés auraient projeté de se munir d'armes et de mener dimanche des "attaques" contre la foule attendant les résultats devant le Parlement. Ils auraient également projeté de s'emparer du Premier ministre, de prendre le contrôle du parlement et de "proclamer la victoire de certains partis politiques", selon le parquet de Podgorica qui n'a pas dit de quel parti il pouvait s'agir.

Bratislav Dikic, né en 1970, s'est, après sa retraite, engagé dans une association de défense des droits des vétérans, s'affichant comme un adversaire résolu de la présence de l'Otan dans les Balkans. Le 4 mars, il avait pris la parole lors d'un meeting hostile à l'Otan, à Nis, dans le sud de la Serbie, selon des images diffusées par les médias serbes.

Belgrade et Podgorica entretiennent des relations en dents de scie depuis que le Monténégro a reconnu l'indépendance du Kosovo en 2008.

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