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17/10/2016 14:56 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Les élections prévues à la fin novembre en RDC sont officiellement reportées

KINSHASA, République démocratique du Congo — La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Conge (RDC) a autorisé, lundi, le report des élections qui étaient prévues le 27 novembre afin que la liste des électeurs puisse être mise à jour.

La demande controversée venait de la commission électorale, qui devra proposer un nouvel échéancier.

La Cour constitutionnelle reconnaît qu'il existe des problèmes techniques et accorde donc «un délai raisonnable», a dit son président, Benoît Lwanba Bindu.

La commission électorale avait demandé le report des élections le mois dernier. Depuis, la commission a indiqué que le scrutin ne pourrait probablement pas avoir lieu avant la fin de 2018, ce qui fait craindre de nouvelles violences.

En septembre, des dizaines de personnes sont mortes dans la capitale, Kinshasa, alors que les autorités ont réprimé des manifestations antigouvernementales.

Le président de la RDC, Joseph Kabila, devait se retirer du pouvoir en décembre, alors que ses deux mandats consécutifs ont pris fin. Ce dernier tenterait de se maintenir en poste en étirant le temps avant la tenue des prochaines élections, déplore l'opposition.

Un haut tribunal a toutefois statué que M. Kabila pourra rester en poste jusqu'à ce qu'un nouveau président soit élu.

Le gouvernement et plusieurs participants au dialogue national se sont par ailleurs mis d'accord, lundi, pour que les élections présidentielles, législatives et provinciales aient lieu en avril 2018. Une telle décision risque toutefois fortement d'être contestée par les partis d'opposition — qui ont refusé de prendre part aux discussions sur le sujet.

Les partis d'opposition souhaitent que la communauté internationale et les Nations unies jouent un rôle plus actif auprès de l'Union africaine pour la mise en place d'un processus crédible et inclusif qui mènerait aux prochaines élections.

Les militants de l'opposition préviennent qu'ils manifesteront le 19 octobre si la situation ne progresse pas d'ici là. Ils considèrent que la Cour constitutionnelle et la commission électorale sont à la solde du gouvernement.