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17/10/2016 11:59 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

L'offensive sur Mossoul commence comme prévu (Pentagone)

Le premier jour de la vaste offensive pour reprendre la ville irakienne de Mossoul au groupe jihadiste Etat islamique (EI) s'est déroulé comme prévu, s'est félicité lundi le Pentagone, même s'il s'agira d'une "campagne difficile qui pourrait prendre du temps".

Les forces irakiennes, soutenues par les 60 pays de la coalition internationale contre l'EI, ont commencé lundi leur offensive pour reprendre la deuxième ville irakienne (nord), dernier grand fief du groupe jihadiste dans le pays.

"Pour l'instant, le premier jour s'est déroulé comme prévu", a indiqué le porte-parole du Pentagone Peter Cook dans une conférence de presse. "Dès le milieu de la journée, les forces irakiennes avaient à peu près atteint leur objectif du jour", a-t-il déclaré.

Selon le porte-parole, les Irakiens doivent déverser au cours des prochaines 48 heures sept millions de tracts sur Mossoul donnant des conseils aux habitants sur l'attitude à adopter pour se protéger des combats.

"Dans certains cas, cela peut être de rester à la maison, car cela peut être plus sûr que de chercher à quitter la ville", a déclaré Peter Cook.

Il reste environ 1,5 million d'habitants dans Mossoul.

L'ONU redoute un déplacement massif de population hors de la ville et une crise humanitaire avec des centaines de milliers de réfugiés.

Quelque 30.000 forces fédérales irakiennes --armée, police, contre-terrorisme-- sont impliquées.

Des conseillers militaires américains aident les troupes irakiennes, mais le porte-parole du Pentagone n'a pas voulu préciser combien d'entre eux seront à proximité immédiate des combats ni si des soldats américains seront amenés à pénétrer dans Mossoul, avec les troupes irakiennes.

Mais des soldats américains pourront en tout cas s'approcher suffisamment des lignes de front pour pouvoir guider les frappes aériennes de la coalition internationale, a-t-il indiqué.

Plus de 4.800 soldats américains se trouvent en Irak, cantonnés pour l'essentiel à un rôle de conseil, de formation et d'équipement de l'armée irakienne, ainsi qu'à des fonctions logistiques.

Après le traumatisme de la guerre en Irak lancée par le président George W. Bush en 2003, dans laquelle près de 3.500 soldats américains ont trouvé la mort, le président Barack Obama n'a pas voulu que des soldats américains prennent part cette fois aux combats terrestres en Irak.

wat-lby/elm