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17/10/2016 07:22 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Espagne: deux jeunes mis en examen après une agression collective de gardes civils

Deux participants à une agression collective présumée contre deux gardes civils espagnols et leurs compagnes en Navarre (nord) ont été mis en examen lundi pour atteinte à l'autorité et coups et blessures, a indiqué un tribunal régional.

Les suspects ont été laissés libres après leur comparution devant un juge, mais ils devront se présenter tous les vendredis devant le tribunal, a indiqué un porte-parole de la Cour d'appel de Navarre.

Selon la presse locale, les agresseurs présumés seraient âgés de 22 ans.

Les faits se sont produits samedi au petit matin dans un bar de la commune d'Alsasua, en Navarre, quand un groupe aurait attaqué les deux agents, en dehors de leur service, et leurs compagnes, ont déclaré ces dernières.

L'un des deux hommes agressés, dont la cheville est "complètement fracturée" selon sa compagne, a dû subir une intervention chirurgicale. Les trois autres ont subi de légères contusions.

La compagne de l'autre agent a affirmé lundi à la radio qu'ils "passaient une bonne soirée" dans un bar, quand quelqu'un leur a jeté un verre. Alors qu'ils tentaient de quitter les lieux, ils ont été pris à partie et ont reçu "des coups de poing de partout".

Selon elle, les agresseurs étaient plusieurs dizaines, certains venant d'autres bars voisins.

Des syndicats de gardes civils ont accusé les agresseurs d'être issus de la gauche nationaliste basque, implantée dans la région frontalière du Pays basque où se trouve Alsasua, commune d'environ 7.500 habitants.

Le porte-parole au Parlement régional de Navarre de la coalition de gauche indépendantiste EH Bildu, Adolfo Araiz, a rejeté cette version, déclarant lundi à des journalistes qu'il s'agissait d'"une bagarre" comme il peut s'en produire dans un bar à une heure tardive.

"Nous ne pouvons accréditer l'idée (...) qu'il s'agit d'une attaque visant l'institution de la garde civile", a-t-il soutenu, rejetant l'hypothèse d'une "attaque politique".

Le Pays basque et la Navarre ont vécu, jusqu'en 2009, la violence de l'organisation séparatiste armée ETA, à laquelle est attribuée la mort d'au moins 829 personnes en 40 ans, dont de nombreux policiers et gardes civils.

"Il n'y aura pas d'impunité", a tweeté dimanche le chef du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy. La police n'exclut pas quant à elle d'autres arrestations.

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