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17/10/2016 07:26 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Convergence progressiste : QS ferme la porte au nez de Lisée

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a rejeté l'idée du chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, qui souhaitait présenter une candidature commune avec Québec solidaire (QS) lors de l'élection partielle qui aura lieu dans la circonscription de Verdun.

La députée de QS ne croit pas à la sincérité du chef du PQ et elle interprète son geste comme une tactique visant à mettre de la pression sur son parti.

« Si M. Lisée avait voulu vraiment que sa proposition aboutisse, il aurait décroché le téléphone et il nous aurait appelés », a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse en compagnie de la candidate de QS dans la circonscription, Véronique Martineau.

Mme Massé reproche à M. Lisée d'avoir utilisé les médias pour passer son message. Elle précise que QS lui avait déjà indiqué, au cours de sa campagne à la direction du PQ, que la chose était impossible puisque ce sont les militants qui statuent sur le fonctionnement du parti.

« Nous aussi nous avons une offre à faire à M. Lisée. Si vous êtes sérieux et que vous voulez que dans Verdun ce soit une candidature progressiste, féministe qui soit élue, bien il y en a déjà une qui fait campagne depuis quelques semaines déjà, et c'est Véronique Martineau. »

La tâche de Véronique Hivon

Le Parti québécois (PQ) continue de courtiser Québec solidaire (QS) afin de présenter une candidature commune - « souverainiste et progressiste » - lors de l'élection partielle dans la circonscription de Verdun. Le PQ veut ainsi éviter de diviser le vote entre les deux partis souverainistes de gauche face au Parti libéral du Québec (PLQ).

Le PQ a délégué sa porte-parole de la convergence souverainiste, Véronique Hivon, dans le but de rallier les militants de QS à leur cause. Un sondage du PQ démontre que le candidat libéral remportera l'élection si les deux partis souverainistes demeurent dans la course alors qu'une candidature unifiée leur permettrait de se retrouver au coude-à-coude avec ce candidat.

Véronique Hivon garde espoir de parvenir à une entente avec QS. « C'est une nouvelle voie que l'on veut explorer et je pense qu'il faut innover, a-t-elle confié en entrevue sur les ondes de RDI. « Je pense que ce serait une très grande avancée de pouvoir avoir enfin dans Verdun, qui est un château fort libéral, un ou une candidate - et éventuellement un ou une députée - qui soit vraiment progressiste, qui envoie un message fort, qui fasse une voix de plus à l'Assemblée pour mettre de l'avant des idées progressistes. »

Consciente que le défi est de taille, Mme Hivon entend tout de même tenter l'expérience en soulignant l'importance de « sortir de nos manières de faire traditionnelles [...] de nos ornières ». 

« On leur demande de reconsidérer parce que l'idée n'est pas que l'un ou l'autre des partis cède le pas, c'est justement de s'entendre sur une candidature commune et non de dire : on se rallie derrière la candidature du PQ ou vice-versa. »