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17/10/2016 03:33 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

C1 - Manchester City: Claudio Bravo, le maillon faible ?

Sa première apparition ratée face à United a déclenché un raz-de-marée moqueur: le gardien de Manchester City Claudio Bravo, arrivé dans les bagages de Pep Guardiola cet été, ne parvient pas à convaincre depuis, mais s'améliore petit à petit.

Le Chilien, tout juste débarqué du FC Barcelone, a manqué son entrée sur scène, dans le match à ne pas rater, le derby de Manchester, début septembre. Il la traîne depuis comme un boulet.

Les "Citizens" ont dominé et remporté la rencontre (2-1), mais le protégé de Guardiola a multiplié les erreurs, relançant les "Red Devils" et empêchant à plusieurs reprises les siens de jouer sereinement.

Sa prestation a été tellement mauvaise que Guardiola a volé à sa défense, en exagérant un brin: "C'est l'une des meilleures performances que j'ai jamais vues. J'aime que les gardiens jouent. Après son (erreur) sur le but, il a continué à jouer de la même façon. Le problème n'est pas de faire une erreur, mais comment vous réagissez ensuite à cette erreur."

Désormais, la foule frissonne (à l'Etihad) ou s'enthousiasme (partout ailleurs) dès que le gardien touche le ballon. Il a déjà fait tellement de boulettes, pourquoi pas cette fois?

Depuis cette entrée en fanfare, la presse britannique le scrute, décryptant avec plus ou moins de verve ses prestations. Certains médias prédisent déjà que le portier coûtera le titre à City.

Les supporters, eux, s'interrogent. D'autant plus que pour recruter le Chilien, le technicien catalan a dû pousser vers la sortie Joe Hart, dont le nom a été chanté à plusieurs reprises à l'Etihad Stadium.

- 'Je reste calme' -

Et en plus, le Chilien a coûté cher: recruté pour 18 millions d'euros (plus deux millions de bonus éventuels), il est ainsi devenu à 33 ans l'un des gardiens les plus chers de l'histoire.

Pour ce prix, il est censé apporter à City sa qualité de jeu au pied et sa relance, indispensable dans le système mis en place par Guardiola.

"J'ai principalement voulu venir ici parce que je partage la philosophie de jeu de cette équipe et je voulais en faire partie", avait déclaré le portier lors de son arrivée.

"J'ai aussi été attiré par le fait d'être plus qu'un gardien de but. Je vais aider à lancer les attaques", avait-il continué.

Mais, en Angleterre, le pressing est bien plus agressif qu'en Liga, et Bravo ne dispose pas forcément du même confort pour relancer. D'où une adaptation difficile...

"La Premier League, c'est spécial. Les équipes ont un niveau plus égal, elles sont physiquement supérieures par rapport à l'Espagne et jouent un jeu très rapide", a reconnu Bravo, après le match nul concédé devant Everton samedi (1-1).

Le Chilien a évoqué un début de saison "mouvementé", mais a promis des jours heureux

"Je viens seulement d'arriver et de commencer à jouer", insiste-t-il. "Nous apprenons à nous connaître entre coéquipiers, à connaître le jeu de l'équipe et ça ne s'apprend pas en une nuit."

"Le produit fini arrivera plus tard", promet-il, en évoquant Manchester City, comme un écho à ces propres performances. "Je reste calme."

Les fans mancuniens vont aussi essayer...

mam/pgr/dhe