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17/10/2016 12:21 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Au-delà des préjugés : les musiciens de rue se confient

Nous les croisons régulièrement sur les trottoirs ou dans les stations de train, ils embellissent nos journées et même parfois ils sont de véritables découvertes; ce sont les musiciens de rue.

Un texte de Marie-Ève DuSablon

Qu'est-ce qui motive ces artistes à jouer dans la rue dans des conditions qui peuvent s'avérer extrêmes? 

Trois musiciens de rue d'Edmonton se dévoilent.

Vous l'avez peut-être déjà croisé sur l'avenue Whyte, en face du City Center ou à l'entrée d'une station du train léger d'Edmonton; l'homme à la guitare se nomme Ari Volk et joue de la musique depuis 10 ans. Il est reconnu par les passants pour la vitesse à laquelle il pince ses cordes.

Ari est autodidacte, il a tout appris dans les livres sans formation professionnelle.

Passionné par la musique, il a décidé de jouer dans la rue, parce qu'il croit que c'est la meilleure façon de se faire connaître et de gagner sa vie.

Malgré les défis, il dit avoir l'un des métiers les plus gratifiants grâce aux rencontres qu'il fait. Il enseigne la musique et joue parfois dans des bars.

Depuis 20 ans, Elvon Batist vague dans les rues d'Edmonton, sa guitare sur le dos. Elle lui sert à jouer plusieurs genres musicaux, comme du folk, du country et du rock'n'roll.

C'est une passion qui n'est pas si loin du métier qu'il exerçait auparavant en Saskatchewan. Dans une autre vie, Batist était un travailleur social; il confie que jouer de la musique dans la rue combine en fait ses deux amours : les gens et la musique.

C'est un métier qu'il aime, mais qui comporte toutefois son lot d'imprévus : en trois heures, le Bob Dylan du train léger peut faire 300 $, comme parfois il peut ne gagner qu'un petit dollar.

Si vous avez entendu une voix à couper le souffle près de la station Churchill, il s'agit probablement de Don Everett.

Il est un musicien professionnel, connu par la petite communauté des musiciens de rue pour son talent incontestable. Everett a commencé à jouer de la musique dans la rue pour s'amuser et aussi comme emploi à temps partiel.

Son frère s'est aussi joint à lui et, ensemble, ils ont commencé à jouer de la musique et prendre goût à ce métier unique.

Il occupe maintenant différents emplois dans le domaine de la construction et continue à jouer au moins 20 h par semaine dans la rue. 

L'arrivée hâtive du froid en Alberta force toutefois les musiciens de rue à jouer dans les stations du train léger, ce qui n'est pas toujours facile. Il y a d'abord moins d'achalandage que dans la rue et il faut aussi payer un permis.